dimanche 19 juillet 2020




Fonds souverains ou fond de regulations des recettes Algérien: 20 ans après! 

l’Algérie de 2020 se retrouve a faire face a une crise sanitaire sans precedent a l'instar de presque la majorité des pays du monde, mais cette pandémie ne cesse de mettre a nu les dégâts de la gestion de l’économie et des finances  des  vingt dernières années. La situation actuelle nous interpelle sur la situation réelle du fond de regulations des recettes,- censé être la bouée de sauvetage en pareilles situation!

Les déclarations des différents ministres du gouvernement Djerrad semblent donner du tournis a tous les algériens peu importe leur rang social ou niveau académique et intellectuel. En effet, d’une part, les différents mass-médias lourds nous renvoient aux sorties médiatiques du premier ministre et de certains de ses ministres en matière de dispositions économiques et financières pour soutenir les couches les plus défavorisées de la société comme ultime moyen de les convaincre de se conformer aux dispositions du confinement,- dont les pouvoirs publiques semblent incapables a imposer pour divers raisons certaines a mettre sous la responsabilité de ‘inconscience du citoyen, alors que d’autres sont due au fait que les pouvoirs sont incapables de souvenir a une partie du peuple qui doit se débrouiller comme il peut pour gagner sa croûte quotidienne.

D’un autre cote, nous avons la toute récente sortie médiatique du ministre des finances qui sort sur les algériens pour dresser un tableau « macabre » de la situation économique et financière de la situation macro-économique en général, et de certaines sociétés d’état de premier plan en particulier,- dont les pertes s’élèvent conne suit : SONELGAZ avec 6.5 milliards de dinar, SONATRACH avec 247 milliards de dinar et NAFTAL avec 20 milliards de dinar, sans oublier les pertes dans certains secteurs comme la sante et le transport aérien de l’ordre de 16 milliards de dinar suite à l’avènement de la COVID-19 et la fermeture des frontières et l’interdiction des déplacements intérieurs.

Le prélude ci-haut nous ramène systématiquement aux dispositions prises les pouvoirs publiques, certes louables mais o combien en retard, a l’instar de bon nombre de décisions entourant la gestion de la pandémie des le début, dans le sens ou on doit se poser la question sur l’application des mesures dont la promotion aux yeux des administrés est de plus en plus mise en avant. En tant que simple citoyen, on se pose aussi des questions sur la cacophonie des déclarations des différents ministres qui semblent contradictoires et qui dénotent un manque flagrant de coordination au niveau de la communication.

Commençons par le ministre des finances, puisque toutes les déclarations croisées sont interconnectées, il y a de cela quelques jours durant laquelle il essaya tant bien que mal d’expliquer la situation financière du pays en justifiant la dégringolade de la devise nationale en la passant pour une « dévaluation » causée par des causes conjoncturelles, COVID-19, mais en termes pratiques une baisse des recettes d’exportation, une hausse soudaine des importations, Une réduction des taux directeurs, Une intervention de la Banque centrale. Le ministre en question a voulu « noyer le poisson » en évitant de citer les conséquences probables telles l’unité monétaire dont la valeur en matière de pouvoir d'achat peut être affectée sur le plan interne par l'inflation, et sur le plan externe par la détérioration des termes du change liée à un déséquilibre prononcé et durable de la balance des paiements. Le ministre en question a insisté sur la « dévaluation » comme terme technique dans son exposé qui reste une décision souveraine prise pour les pouvoirs publiques pour, principalement, « booster » l’exportation. 

Comment les pouvoirs publics vont-ils trouver l’argent pour financer les projets annoncés, et surtout comment vont-ils compenser les 175 USD de perte des compagnies publiques sans compter les petites et moyennes entreprises. A cela s’ajoute les dispositions pour les couches sociales qui dont une subvention du revenu est vitale pour arriver à appliquer le confinement, et endiguer la propagation du virus.

Il est fort probable que le pays s’achemine lentement mais surement vers l’endettement extérieur au vu de la situation du Fond de Régulation des Recettes qui depuis sa création en 2000, censé être un  instrument complémentaire d’utilisation des réserves de change et de protection de l’économie contre d’éventuels chocs économiques et financiers exogènes  à travers une diversification des revenus pour faire face à des dépenses futures.

Le pays a vu un accroissement de ses réserves de change du a un excédent de sa balance commerciale, certes favorisé par des exportations constituées à 98% de ventes d’hydrocarbures. Par exemple, en 2009, le montant des exportations algériennes qui était de l’ordre de 44,3 milliards de dollars US a chuté d’environ 50% par rapport à celui de 2008, en raison de la baisse du prix du pétrole, mais, entre-temps, l’Algérie a pleinement profité ces dernières années de l’envolée des cours du pétrole, ses recettes d’exportation s’élevant à 77 milliards de dollars US en 2008, contre 59 en 2007. Par conséquent, les réserves de change sont ainsi passées de 78 milliards de dollars USD en 2006 à 110 milliards USD en 2007 et à 143 milliards en 2008. Selon Bloomberg et la banque d’Algérie en 2012 (https://www.bloomberg.com/magazine/businessweek/12_19), les estimations des réserves de change algériennes atteignirent 178.3 milliards USD, - qui auraient dus être, du moins une partie, injectée dans le fond d’investissement pour les générations futures ou pour parer a des situations comme celle que vit le monde et l’Algérie présentement.

Tout ce qui a précédé nous interpelle quant a la capacité de l’état à prendre en charge de façon réelle et effective des couches les plus défavorisées, donc les premières victimes de la situation entourant la pandémie, en débloquant des fonds. Ces déclarations sont en contradiction avec la réalité sur le terrain car et d’après les propos des citoyens et des responsables des PTT en particulier concernant le manque latent de liquidité.

jeudi 16 juillet 2020



Hôpitaux Algériens à l’heure de la COVID-19

La déclaration de Monsieur Djerrad laisse apparaître un manque flagrant d’expérience en tant que politicien, - ou une mauvaise foi viscérale.


Ça coule de source que les ministres, ainsi que le président, se fient à leurs conseillers, directeur de cabinets, et autres rapports des services de sécurité avant de faire de ce type de déclarations.

Mais revenons à la déclaration en elle-même : Si je comprends bien, Monsieur Djerrad semble convaincu que le rapport qu’il a eu de son ministre de l’intérieur est fiable et tout à fait plausible. Alors, selon lui, des perturbateurs auraient pu s’introduire dans l’enceinte de l’hôpital en question dans un pavillon censé être hautement contagieux, prendre tout leur temps pour aller chercher, et par-dessus-tout, trouver un cadavre, le traîner dans une salle et le prendre en photos pour être publiées sur les réseaux sociaux dans le but de semer la zizanie et créer l’émoi au sein de la population à des fins politiques et partisane.

Avec tout le respect envers la personne de Monsieur le premier ministre, cette option semble tirée par les cheveux. Quelle est la personne saine d’esprit avec un tant soit peu de bon sens qui goberait que des gens qui sont en porte à faux avec la loi puisse prendre tout leur temps pour mettre en place toute une scène à des fins politiques et politiciennes!

Advenant que le scénario, parmi tant d’autres "scénarii" proposés, de Monsieur le premier ministre est le reflet juste et honnête de ce qui s’est réellement passé, ce serait un aveu officiel de la décadence de du système de santé en général et des hôpitaux en particulier. En effet, si des gens peuvent s’introduire dans un hôpital, dans des sections réservées et censées être hautement confinées et prendre tout le temps pour manipuler un cadavre et le prendre en photo, c’est que la sécurité est inexistante. Ou sont passé les agents de sécurité, les médecins, les infirmiers, le personnel paramédical? Cette déclaration met à nu la vulnérabilité de l’intégrité des hôpitaux dans lesquelles les Algériens se font soigner!

Pour conclure, il est clair, considérant les récentes sorties médiatiques insultantes des différents walis a travers le pays, que nos hommes politique  ont une grosse lacune au niveau de la communication.


 La pandémie nous révèle que nos administrateurs reviennent aux vieux réflexes du F.L.N et des autres partis de l’alliance de Bouteflika qui pour cacher leurs défaillances ne faisaient que blâmer le peuple en le dénigrant et en l’insultant.


Salah Eddine Chenini

mardi 14 juillet 2020




 Tahkout, médias, et COVID-19 en trame de fond  


La scène politique, économique, financière, et sanitaire fut tellement riche ces dernières semaines que les mass-médias n’ont pas eu à chômer, mais la façon dont ils ont traité lesdits événements est loin de faire honneur à la profession et au serment d’honnêteté, d’objectivité, et de professionnalisme qui régit leur métier.

En passant en revue la presse nationale qu’elle soit écrite ou audio-visuelle, on ne peut que constater avec consternation la dégradation de la qualité du journalisme en Algérie dont le ridicule est, désormais, la marque de fabrique de la majorité des journalistes dont la régression manifeste est irréversible. Rétrospectivement, la génération qui a vécu l’après Octobre 88 et le vent de liberté qui a soufflé sur le champ médiatique national et l’émergence d’un journalisme de qualité, assiste au déclin du travail colossal dont les pionniers tels Said Mekbel, Mohamed Benchicou, Tahar Djaout, ou encore Mme. Tlemcani, fodil Boumala, sans oublier certains éléments de la nouvelle génération à l’instar de Kada Benamar ont accompli sur la qualité et surtout l’objectivité dans leur mission de colporter et surtout analyser le fait politique. Aujourd’hui après vingt ans de « Bouteflekisme », pour reprendre la formule d’un certain Tliba, le journalisme de qualité semble disparu laissant place à des suppôts du pouvoir. La nouvelle ligne éditoriale de presque tous les médias en place s’apparente à la promotion du dogme sous toutes ses formes; les JT s’apparentent à des tribunes partisanes à travers lesquelles tout ce qui émane du pouvoir est salué, glorifié, et répandu à grande échelle sans discussion peu importe la teneur et l’efficacité des politiques mise en place, et des décisions prises.  La ligne éditoriale est un éternel rituel dans lequel les « journalistes » s’efforcent à démontrer lequel excelle dans les caresses dans le sens du poil pour s'adjuger les éloges du nouveau prince et, par la même, s’assurer le satisfecit des hommes forts du moment.  

Fidèle à sa ligne de conduite, le quotidien El Khabar, dans son édition du 9 juillet 2020, publie en première page un titre des plus farfelus amplifiant le réquisitoire du procureur de la république et les peines infligées aux accusés pour participer à ce simulacre du renouveau de la justice.

La saga judiciaire se poursuit avec le même tableau pitoyable d’une justice qui se donne en spectacle relayé par une presse aux ordres à travers une désorientation de l’opinion publique, amplification des faits, distorsion de la vérité, et un acharnement à la limite du thérapeutique dans l’objectif n’est autre que d’imposer une vision biaisée, taillée sur mesure et à la mesure des commanditaires pour faire porter l’entière responsabilité aux exécutants tout en épargnant les commanditaires, - premiers responsables  de la faillite morale, économique , et financière  du pays.


Le titre en première page voulant que Monsieur Ouyehia écope de 64 ans de prison est trempeur et une manipulation des lecteurs : les juristes vous diront que dans ce type de cas le principe de la « confusion des peines » s’applique ; Si la peine résultant d’un cumul est supérieure au maximum de la peine encourue pour l’infraction sanctionnée le plus sévèrement, elle doit être obligatoirement réduite jusqu’à concurrence de ce maximum. Cela signifie que lorsque le cumul des peines de même nature prononcées pour plusieurs infractions en concours est supérieur à la peine encourue par l'infraction la plus sévèrement réprimée, les peines sont confondues automatiquement. De plus simplement : deux ou plusieurs peines de même nature sont exécutées simultanément dans la limite de la peine la plus forte. En d’autres termes, si plusieurs peines privatives de liberté sont encourues, le juge peut prononcer chacune des peines encourues, principales et complémentaires. Mais si plusieurs peines de même nature sont encourues, il ne peut en prononcer qu'une seule, dans la limite du maximum légal de la peine la plus élevée prévu pour l'une des infractions en concours. Ceci pour dire que Monsieur Ouyehia advenant qu’il écope de deux peines de distinctes de 15 et 12 années, la peine de 15 ans sera appliquée et surement pas les vingt-sept (27) années comme publié en grande pompe !

La rancœur de certains mass médias, dont El Hayet en particulier est loin d’honorer la profession quand on sait que ceux-là mêmes furent à un certain moment d’ailleurs pas si lointain, les tribunes de propagande pour la politique économique et financière qui mena le pays a l’état actuel.

Certes Monsieur Tahkout est loin d’être un modèle d’honnêteté et droiture ; les différents chefs d’inculpation semblent logiques, mais dans le tas, certaines accusations sont d’un ridicule sans précédent. Un des chefs d’inculpation qui M’a le plus interpelé et sans conteste celui qui concerne la TVA. En effet, on apprend que le concerné, qui pour rappel jouissait d’exemptions de toutes sortes dont la fameuse taxe sur la valeur ajoutée, facturait cette dernière à ses clients pour l’empocher, - ce qui est en complète contradiction avec les lois en vigueur. Lui, comme tous acteurs économiques du créneau, sont responsables du préjudice causé au trésor publique, mais, en aucun cas ils ne peuvent être tenus comme seuls responsables et ipso-facto assumer toute la responsabilité avec une poignée d’hommes politiques. Le cahier des charges fut l’œuvre d’un ministre, Bouchwareb, actuellement dans la nature, mais le projet fut adopté par la majorité des députés, toujours « honorant » leur mandat sous la coupole du parlement, approuvé par le C.N.I, et applaudi par la majorité des parti politiques, pour enfin être relayé par la presse dans son ensemble comme étant la seule solution pour endiguer le problème de l’importation des voiture d’occasion, et ainsi réduire la facture des dépenses en devises étrangères. 

On apprend que l’I.G. F s’est porté partie civile dans le procès dit du montage automobile. L’ancien complice devient le bourreau des accusés : C’est quand même hilarant ! Comment se fait-il que l’I.G. F n’a rien trouvé alors que tout le monde savait que Tahkout empochait la T.V.A, entre autres méfaits notoires, dont il était exempté ? Pourquoi l’I.G. F n’a pas bougé alors que tout le monde savait que Tahkout importait des véhicules finis en leur retirant quelques pièces pour profiter des exemptions tarifaires et profiter des largesses et avantages selon le cahier des charges en multipliant les containers importés ? Pourquoi l’I.G. F n’a pas réagi au moment où les images de l’intérieur de l’usine ont fait le tour des médias et de la toile ? Ou sont les responsables divisionnaires du ministère des finances ?

Pourquoi les magistrats s’entêtent mordicus à vouloir impliquer Monsieur Ouyehia dans le procès Tahkout alors qu’au moment où ce dernier a eu son agrément, Ouyehia était secrétaire à la présidence ?  


Les procès des oligarques sont une mine inépuisable de vérités à travers les brides de scoops qui nous parviennent pêlemêle. C’est ainsi que l’on apprend que tous les accusés  sont unanimes à dire savaient que Bouteflika fut impotent depuis 2013, et complétement muet depuis la fin 2016, début 2017, ceux-là même qui juraient par tous les dieux qu’il était sain de corps et d’esprit pour se représenter à un 5eme mandat. Quelle est la responsabilité légale et morale de ceux qui ont témoigné que Bouteflika respectait les dispositions de la constitution quant au volet sanitaire pour gouverner le pays, et même pour se représenter à un cinquième mandat. Quelle sera la réaction de la justice envers les médecins qui ont signé le certificat medical signifiant la pleine plénitude sanitaire de l’ex-président ?

Pourquoi on a l’impression qu’il y aurait un sentiment de non-dit dans les procès en question ? Pourquoi cette insistance à vouloir épargner les frères Bouteflika alors que la logique et les faits font qu’ils sont indeniablement les deux premiers responsables politiquement parlant du massacre ? Pourquoi tout le monde s’accorde à insister sur la responsabilité politique de Messieurs Ouyehia et Sellal, mais on essaye d’éviter de convoquer les Bouteflika ? Quelle interprétation donner à la déclaration de Monsieur Sellal, alors qu’il joue sa tête, quant à son statut de gestionnaire réel et effectif du pays depuis 2013 ? Certains, medias,  ont associé cette déclaration a son caractère jovial voir loufoque, alors que d’autres comprennent par cette sortie, sommes toutes assassine pour l’accusé, comme le signe d’un accord ou d’une entente avec des cercles bien précis contre une quelconque protection pour des membres de sa famille(?). Est-ce-que la démission de Bouteflika fut tributaire d’un accord lui garantissant l’immunité ?

Pour finir, on attend que d’autres joueurs, autres que les figures médiatisées du fait de leur fonction antérieure, soient traduit devant la justice., tous les acteurs pour que la justice ne perde pas sa vocation et son leitmotiv de « justice aveugle ». On doit cesser de vouloir jeter certains elements de premiers ordre, certes coupables, tout en épargnant d’autres dont la responsabilité est aussi avérée dans ce scandale.

Tous les ministres semblent s’être mis d’accord pour mettre le blâme sur le citoyen pour l’explosion des cas de contamination avec le virus de la COVID-19. La presse dans son ensemble n’a pas arrêté d’Amplifier le rôle du citoyen lambda dans cette explosion des cas. Mais revenons un peu en arrière : Pourquoi les journalistes ne rappellent pas aux ministres que la décision d’ordonner le confinement à outrance fut prise par le conseil des ministres malgré l’insistance du conseil scientifique qui ne cessa de mettre en garde le premier ministre des conséquences désastreuses d’une telle précipitation.

On ne peut passer à côté des nouvelles dispositions des pouvoirs publiques
qui viennent de prendre la décision de pénaliser, en emprisonnant, toute personne qui ose dénoncer, mettre à nu la défaillance du système sanitaire, - ou tout autre secteur d’ailleurs ; toute publication sur les réseaux sociaux de la situation des hôpitaux, entreprises publiques de service ou économiques et désormais passible de procès et d’emprisonnement automatique. Les nouveaux hommes forts du système semblent s’inspirer des pratiques, voir renforcer, les pratiques qui ont caractérisées l’ère Bouteflika. Apparemment, ils n’arrivent pas à imprimer que les réseaux sociaux comme seul moyens de reporter les défaillances des différents secteurs, et l’absence des responsables locaux est un cri de détresse et ultime moyen pour le citoyen pour faire connaitre ses déboires, et exprimer ses attentes du service publique.

Le nouveau gouvernement semble ne pas comprendre que l’ère du numérique a transformé la manière dont le contenu journalistique est créé et distribué. Avec l’ubiquité des téléphones et autres appareils portables qui peuvent connecter leurs usagers à l’Internet, la ligne de démarcation entre les consommateurs et les créateurs de contenu est devenue floue, au point parfois de s’effacer. Plus le nombre et la diversité des sources de contenu augmentent, plus les gens risquent de recevoir des informations déformées ou malhonnêtes et d’agir en conséquence. Dans un tel environnement, les gens ont besoin d’un journalisme crédible et fiable pour comprendre leur communauté et le monde en général, et pour prendre des décisions citoyennes en toute connaissance de cause. Nos journalistes semblent incapables d’adopter les normes déontologiques qui ont pour objet d’assujettir leur travail aux valeurs de vérité, de transparence et de communauté de sorte que leurs articles gagnent la confiance du public qui reconnaît leurs compétences et leur intégrité.


La base d’une Algérie nouvelle doit être la considération et le respect de l’intelligence du citoyen. Une justice libre et libérée, juste et indépendante doit être le socle sur lequel on doit bâtir tout le reste. On doit se départir des vielles pratiques   si réellement il y a une volonté sincère pour passer à autre chose. La presse doit être ce quatrième pouvoir qui éclaire le citoyen et contribue au respect des lois de la république en étant objective et juste. Nos journalistes doivent revenir à la raison en respectant le serment du code de déontologie de leur profession.

Salah Eddine Chenini





dimanche 5 juillet 2020


L’énigmatique Abdou se fait piéger une nouvelle fois par  sa propre malice! 


L’énigmatique Abdou se fait piéger une nouvelle fois. En effet,  Abdou Semmar se voit pris dans le même jeu abject qu’il a joué pendant de longue années, jeu qu’il maîtrise en main de maître.

Aujourd’hui, une nouvelle trame sonore le mets à nu quant à sa vraie nature, et dévoile les machinations de cet homme. La fuite de sa discussion avec cette mystérieuse dame ne fait que conforter ce qu’il est en réalité au-delà des clichés et des discours faits autours de sa personne. En fin de compte, ce n’est rien de plus qu'un petit  mercenaire du verbe qui vend ses diatribes aux plus offrant peu importe les personnages politiques sur qui il écrit. Dès qu’il y a une opportunité d’une affaire, on peut remodeler son article, enlever des parties à charge, modeler les passages offensant même si le personnage est notoirement corrompu.

 Bon, ce n'est plus un scoop considérant la fuite de son appel avec Tahkout dans le même contexte. Ma question concerne la source des fuites. J'ai toujours cru dur comme fer que ce personnage avait des sources au sein de certains services (?) d'où ses scoops avec des documents authentiques. Il me semble que les fuites sont le signe de petites guéguerres entre services!

Ce personnage à l'instar de beaucoup de ses semblables du champ médiatique national sont une honte pour la profession, et un boulet pour tout développement de la corporation. Certains sont prêts à pactiser avec le diable pour avoir des privilèges, alors que d’autres suivent le sens du vent tels une girouette pour s’adjurer les bons vouloir, et s’assurer la satisfaction des hommes forts du moments.

Salah Eddine Chenini   

samedi 4 juillet 2020






Sonatrach ou les frasques financiers d'un certain Ould Kaddour !




Durant cette période de déballage des innombrables scandales financiers qui n’ont cessés d’ébranler les finances publiques d’un pays comme l’Algérie, les Algériens se sont réveillés sur l’annonce en trombe de poursuites à l’encontre du sulfureux Ould Kaddour, l’ancien patron de la société nationale des hydrocarbures, - à peine quelques jours après la mise sous mandat de dépôt de son adjoint à l’époque ou il était à la tête de la colonne vertébrale de l’économie nationale. Monsieur Ould Kaddour vient d'etre rattrapé par la justice de son autre pays!

On se rappelle que lors de la finalisation, mais aussi bien avant la conclusion, on nous a présenté la transaction comme une « victoire », et une percée de Sonatrach qui désormais pouvait aller chasser sur le terrain gardé des « majors », reflétant sa puissance par des acquisitions de nouveaux créneaux dans en dehors des régions géographiques habituelles, - on pense en particulier aux contrats en Libye, et au Yémen. Certains journalistes locaux, députés, et autres spécialistes du domaine ont tiré la sonnette d’alarme, du fait de leur connaissances, investigations, ou expertise dans le domaine, mais les responsables du moment juraient que c’était l’affaire du siècle, traitant les détracteurs de saboteurs et d’incultes pessimistes qui ne connaissaient rien au domaine et encore moins aux affaires, - et aubaines.

Une fois l’indiscrétion de l’O.P.A consommée, certains organes médiatiques politiques et spécialisés tels « Jeune Afrique » dans son édition du 3 décembre 2018, « Maghrebemmergeant dans édition du 26 janvier 2020, le site « businessfrance » dans son édition du 20 décembre 2020, le site «  Europe-petrole.com » du 1 décembre 2018, ou «  petrostrategies » se sont posé la question sur la fiabilité et surtout la rentabilité de la transaction pour Sonatrach, alors que d’autres ont carrément tiré des titre mettant en exergue la « grosse arnaque ».

Les critiques des spécialistes et des magazines sont plus sur la forme et le contenu de la transaction considérant que ladite raffinerie était le centre de litiges en Italie, et le propriétaire ExxonMobil qui voulait s’en débarrasser depuis 2015 n’a pu trouver acquéreur. Les critiques étaient aussi sur la vétusté des installations, le caractère déficitaire de l’usine et les sommes importantes qui devaient être engagées pour la rendre conforme aux normes environnementales, considérant l’âge de la raffinerie, - 70 ans.   

Le fond de l’affaire reste les montant évoqués ou nos responsables ont avancé le chiffre de 725 millions $, déjà considéré comme montant exagéré au vu de l’état de la raffinerie, alors qu’ils ont omis de préciser que le cout réel dépassait le 1 milliard $ sans compter les couts de la mise en conformité en matière environnementale et autre modernisation des équipements, - ce qui obligea Sonatrach à recourir à l’emprunt de 250 millions $.

Au moment précédant l’acquisition, les responsables de la société nationale avaient misé sur l’argumentaire que l’Algérie importait 3 Mt par année de produits raffinés et que la raffinerie en question était la solution toute désignée à ce déficit en traitant du brut algérien. 
D’après les magazines spécialisés, et les spécialistes du domaines « Augusta » est conçue pour du brut de densités moyennes et lourdes et non pour du brut léger de la catégorie produit par l’Algérie, ce qui revient à dire qu’Il faut donc acheter ce brut auprès de tiers, car on ne peut pas façonner du pétrole algérien dans cette usine. Une situation aggravée par le fait que Sonatrach s’est engagée auprès d’ExxonMobil à ce que l’usine d’Augusta lui fournisse un volume donné de lubrifiants pendant dix ans.

Un autre point énigmatique que personne n’arrive à comprendre est qu’au moment où Sonatrach était en négociation pour cette acquisition, elle avait déjà réalisé un programme de rénovation de ses raffineries existantes et projetait la construction d’une nouvelle raffinerie, ce qui impliquait logiquement une diminution de ses besoins d’importation de produits.

Comment personne n’a pu avoir la présence d’esprit que les responsables de Sonatrach voulaient mordicus acheter une raffinerie que les Américains voulaient se débarrasser depuis 2015 sans succès? Comment ça se fait que personne n’a pu constater que ExxonMobil subissait des pertes en injectant en continu des sommes pour essayer, sans succès, de la remettre en conformité? Comment se fait-il que personne n’a pu voir que toute cette transaction ressemblait à une arnaque plus qu’autre chose!

 Le problème de cette raffinerie, au-delà du fait qu'elle est en fin de cycle au vu de son âge ce qui implique que sa capacité réelle et en deçà de ce qui est sur le papier, c'est le côté anti écologique ce qui fait d'elle une source de problèmes et autres tensions de la part des autorités et populations locales. Cette raffinerie est contestée par les locaux qui veulent mordicus la fermer allant jusqu’à monter des actions violentes des opérations de sabotage, - d'après ce qui fut rapporté. De plus, le coût relié à l'environnement est exorbitant ce qui a poussé les Américains à vouloir s'en débarrasser à tout prix. Étant donné qu'il n’y avait aucun repreneur, car personne ne voulait être embourbé dans des procès intentés par les organisations écologiques, certains en cours, les Américains se sont tournés vers leur serviteur Ould Kaddour pour les débarrasser de ce fardeau qui est à la fin de sa vie productive. Si l'on jette un petit coup d'œil au fond, les " Ricains" ont bien pensé le coup car ils ont misé sur l'Algérie pour la reprise de cette ferraille au vu des solides relations en terme dans le secteur énergétique avec l’Italie, - rappel de la reconduction du contrat portant fourniture du gaz Algérien à l'Italie pour 10 nouvelles années, et la reconduction des différents contrats de la société Ennie en Algérie. La question qui s'impose : Comment, à l'instar d'un certain Chakib Khalil à un certain moment, Ould Kaddour a pu quitter le pays alors qu'avant même son limogeage tout le monde évoquait des affaires louches à Sonatrach pendant sa présidence. En lisant qu'une inculpation a été prononcée à l'encore du nommé, est-ce qu’il sera possible de le traduire devant la justice quand on sait qu'il détient (?) la nationalité Américaine en sus de la nationalité Algérienne? On doit préciser que Ould Kaddour demeure innocent jusqu'à ce que sa culpabilité soit prouvée lors d'un procès juste et équitable (?). Un autre gros nom qui s'ajoute à la liste du casse-tête pour les pouvoirs publics tels les Khalil, Bedjaoui, Bouchwareb... Affaire à suivre!

Pour conclure, Monsieur Ould Kaddour, le brillant diplomé du M.I.T aux U.S.A (?) est loin d'etre crédule ou naif pour conclure une affaire perdante comme celle de la raffinerie d'Augista. Bien entendu, tant que la justice n'aura pas écouté sa version et ses arguments, il demeure innocent jusqu'à preuve du contraire, mais la justice doit trouver les motifs réels derrière l'insistance pour une telle transaction que même les Italiens se sont étonnés de la précipitaion dans laquelle les responsables Algeriens de l'époque voulaient la conclure malgré les mises en garde et autres étonnements. 



Salah Eddine Chenini

mercredi 1 juillet 2020






Procès Haddad : “Justice extrême est extrême injustice.”




Si l'on veuille réellement être juste et légaliste, hormis le chef d'inculpation de « corruption dans l’attribution de marchés publics », advenant que ce dernier soit avéré par des faits et autres preuves tangibles et vérifiables, tous les autres chefs d'inculpation sont de la poudre aux yeux pour meubler le dossier, - comme on dit dans le jargon des mass médias. Je tiens à préciser que je ne le connais pas, et je ne l'ai jamais connu, et encore moins je ne prends pas la défense de Monsieur Haddad ni qui que soit, mais si l’on veuille s’inscrire dans une dynamique légaliste tout en étant justes, on doit se poser, à la rigueur, des questions sur le procès en tant que tel et des lourdes condamnations qui viennent d’être communiquées par les différents médias lourds nationaux. Soyons lucides et pragmatiques, et surtout honnêtes: Monsieur Haddad en tant qu'investisseur, peu importe ce que la majorité des Algériens pensent de lui, et de l’image caricaturale que l’on puisse coller à son niveau académique, a saisi les occasions qui lui étaient offertes en tant qu’homme d’affaires avisé grâce au vide juridique que les deux anciens chefs de gouvernement, certains ministres, et surtout Bouteflika ont concocté pour saigner le pays a blanc.

Si je ne trompe pas, Monsieur Haddad a soumissionné comme n'importe quel homme d'affaire, et il a remporté les marchés publics; on ne peut le tenir responsable si les marchés en question furent octroyés dans le cadre de la formule du gré-à-gré : Ça reste la responsabilité des chefs de tutelles selon le cadre dans lequel cette décision fut prise. Maintenant certains peuvent dire que ses rapports avec Said, en particulier, l'ont aidé à remporter les marchés publics; aucun doute là-dessus, mais on ne peut lui faire porter le chapeau pour des chefs d'inculpations comme « l’obtention de privilèges, d’avantages et de marchés publics en violation de la législation », « dilapidation de deniers publics », « abus de fonction », « conflit d’intérêts »: C'est une aberration!
J’essaye, à mon humble niveau, de décrypter chaque chef d’inculpation, tout en espérant que les éventuels membres des différents groupes sur Facebook qui ont une formation dans le domaine juridique ou des connaissances juridiques nous éclairent plus, et corriger nos écarts de jugement.
En apprenant, sur les mass-médias, les peines dont les différents « protagonistes » ont écopés, j’ai le sentiment que quelque chose sonne faux, à savoir dans l’ordre : Haddad Ali 18 ans de réclusion, les frères Hadad respectivement 4 ans de réclusion, Ouyehia 12 ans de réclusion, Sellal 12 ans, Amar Ghoul 10 ans de réclusion, Amara Benyouness 3 ans de réclusion, Zaalan 3 ans de réclusion, Mahjoub Beda 2 ans, et enfin Youcef Yousfi 2 années de réclusion également. Le cas de Bouchwareb est une autre affaire dans l’affaire avec son nouveau statut légal en France, - si l’on se fie aux dépêches sur sa probable naturalisation Française.   

Je peux comprendre que Messieurs Sellal et Ouyehia puissent écoper de ladite peine considérant leur responsabilité politique et juridique, de même pour Amar Ghoul en sa qualité d’ex ministre des travaux publics à cette époque, mais je ne comprends vraiment pas les peines de 3 et 2 ans pour les autres : Maintenant si leur responsabilité est engagée, pourquoi n’ont pas été condamnés à la même peine que Amar Ghoul qui occupa les mêmes fonction que ceux qui s’en tirent à bon compte considérant les charges qui pèsent sur eux! Sur quelle base ont-ils écopé de 3 et 2 ans d’emprisonnement si leur responsabilité directe dans l’attribution desdits marchés n’est engagée! Si on les a condamnés juste parce qu’ils n’ont pas dénoncé voir démissionné, dans ce cas on devrait faire juger et condamner le secrétaire général du ministère, des directeurs centraux, des chefs de cabinets, des chefs de projets, des chefs de départements juridiques, techniques, et tous ceux qui ont eu accès à la mouture du cahier des charges et de la loi, car tous sans exception ont eu accès au contenu du cahier des charges, et surtout aux multiples défaillances. Pourquoi ne pas avoir dénoncé, voir démissionné!

 Maintenant prenons quelques lignes pour s’arrêter sur les chefs d’inculpation retenus contre Ali Haddad.  "dilapidation de deniers publics” : De quelle dilapidation on parle? Est-ce-que Monsieur Hadad était un commis de l’état pour mal utiliser les deniers publics?  À notre connaissance, comme n’importe quel chef d’entreprise qui remporte un marché public, il reçoit en contre partie ses émoluments pour les marchés en question., c'est un peu tire par les cheveux non! A ma connaissance, le monsieur n'a jamais occupé un poste officiel. A la rigueur, on pouvait lui coller le fait de ne pas avoir terminé des projets qu'il a remporté, mais dilapidation!

Que nous explique le « conflit d'intérêt »: Comment, et pourquoi? Par essence, la raison d’être d’un homme d’affaire est « l’intérêt » et le profit.  Qu’on nous explique comment Monsieur Haddad peut être juge pour « abus de fonction ». On ouvre une petite parenthèse pour souligner en passant que Monsieur Hamel est condamné aujourd’hui à quatre années de réclusion pour dilapidation, abus de confiance, abus de fonction, corruption, et la liste est longue, - ce qui revient à dire que le Hamel s’en tire à bon compte pour un ancien haut commis de l’état. Maintenant une question se pose d’elle-même : Quatre années pour des chefs d’inculpation similaire à certains autres hauts commis de l’état en jugement, mais qui ont eu des peines sévères! Est-ce-que Monsieur Hamel, étant donné son ancien poste, aurait des dossiers croustillants qui peuvent faire vaciller le socle de l’état?

En conclusion, tout ce simulacre de justice ne fait que miner l’image du pays, et renforce le gouffre qui sépare les Algériens de tout ce qui représente l’état. On est tous pour une justice, mais une justice équitable, juste, et surtout aveugle, peu importe le nom. Si Ouyehia, Sellal, Hadad ou tout autre mis en cause ont des arguments à décharge solide qui peuvent détruire l’accusation, ma foi qu’il en soit ainsi, car la justice est une affaire de preuves et de faits avérés sinon elle perdrait son essence même. Pourquoi lui coller l’accusation de conflit d’intérêt alors que l’homme n’a jamais occupé un poste officiel tout en ayant une société d’état ou fonction officielle pour que le conflit d’intérêt puisse avoir lieu.

En ce qui concerne « l’abus de fonction », si je ne me trompe pas, il faudrait qu’il ait une plainte d’une partie civile qui fut victime de cet abus pour que le chef d’inculpation puisse tenir la route, or à date aucune personne n’a porté plainte contre Monsieur Haddad. En plus, l’abus de fonction émane, comme dans le cas de Monsieur Hamel par exemple, d’une personne à travers l'exercice excessif d'un pouvoir conféré par un statut. En d’autres termes, Il s'agit de l'utilisation de capacités en dehors du champ d'action donné, d'outrepasser ses droits. L'utilisation anormale des pouvoirs donnés par une fonction, pour être une faute.

En conclusion, le procès de Monsieur Hadad, et par ricochet celui des anciens hommes politiques, est plus un procès politique qu’un procès pour rendre justice pour crime économique. Les relais médiatiques à la solde du pouvoir en place ont, bien avant le début du procès, entreprit un travail de propagande à travers le truchement du discours, et la manipulation médiatique pour diaboliser et discréditer les mis en cause contrevenant au principe universel de la présomption d'innocence, principe selon lequel toute personne, qui se voit reprocher une infraction, est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée. Ce procès n’est rien de pus que de la poudre aux yeux pour détourner l’attention des Algériens sur les problèmes réels de leur quotidien que les pouvoirs publics semblent incapables de régler. Ce n’est rien qu’une énième façon de donner l’illusion d’une nouvelle ère dans laquelle des hauts commis de l’état sont sacrifiés sur la place publique par les anciens acolytes. Sans exagérer la citation de De Francis Picabia, dans son «  Écrits » « … “La justice des hommes est plus criminelle que le crime.” S’applique parfaitement aux procès politiques, car il s’agit de procès politiques, et rien d’autres.

Salah Eddine Chenini


samedi 27 juin 2020




Bouteflika ou l'homme "providentiel" qui acheva l'Algérie


Dès 1999, bon nombre d’Algériens furent sous le choc de revoir Bouteflika sortir de sa retraite forcée pour revenir aux affaires du pays. Certains ont dénoncé, d’autres ont sonné l’alarme sur le danger que pouvait représenter cet homme sur l’avenir du pays, ce qui leur a couté carrière, argent, et liberté même. A l’instar de milliers de mes concitoyens, je n’ai, alors, et en toute humilité, tout en me m'attirant des problèmes, cessé de dire que cet homme est la pire des alternatives qui pouvait se présenter à un pays au bord de l’effondrement.

Je fus et je serai convaincu qu'il est revenu à la politique et aux affaires dans un contexte des plus chaotique sur le plan sécuritaire et économique pour prendre sa revanche sur l'histoire; accepter la responsabilité d’un pays meurtri par la horde sanguinaire islamiste à un moment ou personne n’osait parier sur son avenir donne une indication sur le personnage : Pour les uns, c’est le courage d’un patriote, alors que pour les autres ce n’est rien qu’un acte d’un homme téméraire et aventuriste. Certains pensent que le président Zeroual n'a pas respecté ses engagements et lui a ouvert grandes les portes de la maison Algérie. Zeroual fut poignardé dans le dos pour une bande de généraux qui n'ont pas accepté son plan réconciliation nationale qui excluait tous ceux qui ont pu commettre des crimes de sang ou des crimes d'honneur. Pendant que ces derniers se courbaient devant sa personne, ils concluaient des accords secrets avec les sanguinaires de l'A.I.S et du G.I.A. Une fois le pot au fleurs découvert, l'homme de Batna a préféré se retirer en homme libre du joug du rangers.

Le discours en question remonte à son premier mandat période charnière durant laquelle Bouteflika en vieux briscard e la politique adopta un profil bas pour tâter le terrain pour découvrir la nouvelle réalité de l’échiquier politique 20 ans après avoir été éjecté comme un malfrat, référence au jugement de la Cour des Comptes dans l’affaire des détournements de deniers publics pendant son passage comme chef de la diplomatie Algérienne, par ses anciens acolytes. Bouteflika fut parmi les hommes politiques que le seigneur leur a donné une intelligence hors norme, - chose que ne peut lui enlever, mais il était doté d’un narcissisme chronique et d’un machiavélisme hors pair. Bouteflika n’a jamais porté l’Algérie et encore loin les Algériens dans son cœur car il fait partie de cette génération d’Algériens qui à un certain moment ou le fait d’avoir la moindre petite instruction faisait de toi une exception. Le fait d’avoir eu la chance de figurer parmi ceux qui ont prit part è la révolution, dans ce cas ce fut des vacances et autres escapades chez sa maitresse dans le Royaume Chérifien, leur confère, d’après eux, un droit divin sur l’Algérie et les Algériens. Un homme dont la loyauté à son menteur et protecteur, et l’adhésion à ses idées dont la conviction de l’impossibilité d’instaurer la démocratie et le multipartisme à un peuple de berger ne pouvait respecter ce peuple car il se croyait au-dessus de ce dernier. Lui et sa génération ont un sentiment viscéral que le peuple Algérien ne peut sortir de son statut de mineur et surtout, ne peut se libérer de son image d’indigène. Dès le début, il était évident qu’il ne pouvait incarner le changement, le renouveau car on ne peut faire du nouveau avec du vieux. Cet homme est le mal personnifié sinon comment expliquer qu’il ait pu dire du mal de feu Chadli Bendjedid, après sa mort, alors que c’est ce dernier qui lui évité la prison sous certaines conditions qu’il n’a même pas respecté.

Bouteflika a instauré un système à l’opposé de tout ce qu’il a pu dire lors de ce discours; il a adopté le même stratagème que feu Hassan II du Maroc qui de son vivant nommait sciemment des ministres qu’il savait corrompus pour s’assurait de leur allégeance et loyauté inconditionnelle,- propos rapporté par Gilles Perrault, dans son livre « Notre ami le roi », édition Gallimard, 1990. La preuve a été faite lors du procès de Sellal quand il déclara qu’il ne pouvait démissionner car il se savait embourbé dans une multitude d’affaires de corruption qui faisait qu’il s’est rendu au stade d’esclave à la merci du prince. Il a favorisé la corruption, le népotisme, le clientélisme, et a constitutionalisé la rapine pour servir sa personne à travers la réinvention du culte de la personnalité : On se rappelle cette déclaration à un journaliste de TV5 ou il déclara je cite : « …Je suis l’Algérie tout entière…Je suis l’émanation de cette Algérie…L’Algérie c’est moi, et je suis L’Algérie… », - fin de citation. Le document audio-visuel est disponible sur YouTube.

Bouteflika aura sur la conscience le sort de l’Algérie et l’avenir des générations à venir car il avait les capacités intellectuelles, le savoir et l’expérience politique, et une manne pétrolière qui pouvait faire sortir l’Algérie de son marasme économiques, mais surtout et avant tout il connaissait parfaitement la situation de la maison Algérie dont une correction historique devait être faite. Il pouvait et savait qu’il fallait entreprendre des changements structurels sur le plan politique, économique, et bancaire, mais il a préféré adopter les mêmes pratiques que son mentor en s’adjugeant tous les pouvoirs en régnant en maitre absolu en s’entourant d’hommes et de femmes dont la seule tache consistait à glorifier sa personne. Il y répondra devant son créateur, - enfin je l’espère du moins!
Salah Eddine Chenini