samedi 14 mars 2020

Coronavirus : des avions qui volent sans passagers





Le secret des vols sans passagers 

On ne cesse de lire sur les réseaux sociaux, et entendre sur certaines chaines de télévision privées les critiques des plus acerbes concernant  l’entêtement de la compagnie nationale du transport aérien à continuer ses vols vers les dessertes habituelles.

Il serait plus intelligent avant d’avancer des suppositions, tirer des conclusions hâtives, ou faire des jugements, prendre le temps de se documenter, de chercher pour avoir un semblant de vérité sur le sujet.

Air Algérie est obligée pour des raisons contractuelles, et a cause de considérations financières de maintenir le trafic aérien sur les dessertes habituelles sous peine de perdre les créneaux qui lui ont été attribués. En effet, la réglementation oblige les transporteurs aériens à faire atterrir 80% de leurs vols dans les aéroports sinon elle pourrait perdre ces créneaux qui coûtent en moyenne des dizaines de millions de dollars U.S.

Le problème endémique de l’Algérie reste la médiocrité et le manque de la communication de la part des responsables du secteur en particulier et du gouvernement en général ; cette tradition de laisser le peuple dans le flou le plus total sur des sujets importants particulièrement dans des situations de crise semblent difficile à endiguer malgré le vent de révolte qui aspire à couper court avec les pratiques du passé.  Malgré les informations qui ne cessent de se transmettre sur les réseaux sociaux sur le sujet, et malgré les critiques du citoyens lambda sur l’attitude d’Air Algérie, aucun responsable de cette compagnie, et encore moins un membre du gouvernement ne s’est manifesté pour vulgariser la situation en donnant des informations sur les raisons qui font que cette compagnie continue à desservir les créneaux habituels.

Pour limiter les pertes financières, la compagnie cherche à maximiser ces vols. Jusqu’à la tout semble logique et naturel. Ce qui est étrange et dangereux en revanche est le laxisme au niveau des aéroports ou aucune mesure sérieuse de contrôle  n’est mise en place, - ce qui permet a des potentiels sujets de propagation du virus de rentrer sur le territoire national sans être pris en charge, mettant en danger la santé de centaines de milliers de citoyens.

Ce constat nous met devant une réalité sans équivoque du niveau de nos gouvernants et autres hauts responsables qui n’ont aucune culture de la communication a l’ère du numérique. Elle nous éclaire aussi sur le niveau de la majorité des administres en matière de recherche et de culture, sans parler de faculté d’analyse. 

A ceux qui incriminent certaines figures politiques de vouloir faire le maximum de victimes en gardant les frontières ouvertes, il serait bénéfique pour leur bien être intellectuel, et surtout pour éviter de passer pour des imbéciles, de prendre quelques minutes en recherche avant de débiter des inepties.

Pour nos hommes dit politiques, il est primordial d'apprendre a communiquer efficacement et au moment opportun pour éclairer les administres et ainsi éviter tout amalgame ou mauvaise interprétation qui pourrait avoir des conséquences dans un contexte aussi sensible. 

Joint a cette publication un reportage sur la réglementation obligeant les transporteurs aériens a continuer a desservir leurs créneaux. 


Salah Eddine Chenini





mercredi 11 mars 2020

« L'Algérie ce n'est pas le Danemark », selon le ministre de la Santé Al...



Hôpitaux Algériens: L’état des lieux, ou l'amer constat! 


   Un point positif dans cette déclaration: On est passe du cap ou les ministres et autres hauts commis de l’état nous gratifiaient de déclarations farfelues qui glorifient les services publics. C'est un pas, certes minime, mais positif dans le sens où l'on ne prend plus le citoyen qui fait affaires avec les services publiques et ipso-facto constate de visu la médiocrité de prestation de ces services au quotidien.
On a dépassé le l’étape ou les Ould Abess faisait l’éloge des différents secteurs et comparait les transferts sociaux a ceux de la Suède, ou Hadjar jurait par tous les seins que nos universités concurrençaient celles des pays développés, et la liste est longue.

Ce constat clair et objectif de l’état des lieux donne lieu à une opportunité d'entreprendre des actions pour reformer et remettre en marche les services publiques. Le ministre s'est donné une gêne pour ne pas mettre le blâme sur ses prédécesseurs. Je crois que les causes et les responsables sont connus, mais il y a lieu de citer, comme il l'a fait d'ailleurs, la part du citoyen qui reste une partie prenante dans l’état des lieux.

En conclusion, pour faire sortir les services publics de leur léthargie afin qu'ils puissent donne la meilleure prestation possible au contribuable, un chantier énorme attend les responsables de chaque tutelle, mais aussi implique la contribution du simple citoyen qui ne peut rester en dehors de l’équation desdits reformes,- pour le bien de tous, et surtout pour un avenir meilleur aux générations futures!

Salah Eddine Chenini



Un an de prison dont 6 mois ferme pour Karim Tabbou, figue du Hirak

L'Affaire Tabou: Le procès exemplaire!

Je n'arrive pas à comprendre comment ces gens peuvent se réjouir d'une telle décision de la justice Algérienne. Monsieur Tabou aurait dû avoir un non- lieu, - au vu des chefs d'inculpation retenus contre lui, mais surtout et avant tout au regard du vide absolu du dossier. 
Ces scènes de liesses populaires, hélas, renforce mon sentiment profond qu'une grande majorité de mes compatriotes ne vont pas dans le fond des choses, et ne lisent pas entre les lignes les messages d'un système mafieux rodé aux combines et a la manipulation!

Le procès farfelu et le jugement qui ressemble plus à une amnistie, voire un rattrapage de bévue judiciaire, ne démontrerait-il pas l’inanité du montage? La mobilisation de la défense, plus de 90 avocats chevronnés, et la ténacité de la rue, fut à la mesure du personnage qui a travers ce procès s’est  offert, sans aucun effort, une nouvelle dimension par un système qui voulait par tous les moyens le discréditer et le réduire au silence. En voulant le détruire, les forces occultes du système ont créé un monstre politique dont ils auront toute la misère du monde à le canaliser.

Au regard des chefs d’inculpation retenus contre Karim Tabou, on devrait s’étonner comment le parquet a pu clôturer ce procès en un laps de temps si court.  Ce procès, dirais-je, simulacre de procès devait durer au minimum des mois en audiences pour étaler les preuves a charge et a décharge, et écouter les différents témoins. La durée du procès nous révèle le vide apparent du dossier, et par-dessus tout, la double nature de ce dernier qui est aune fonction politique évidente envers le mis en cause en particulier ainsi qu'envers tout autre activiste qui monte sur la scène politique nationale, et un avertissement lancé envers toute voix qui s’élève contre le statu- quo et pour un changement des pratiques du système. Le fait que le système s’est borné à juger Karim tabou, il  n’a fait que mettre le système judiciaire dans une mauvaise posture malgré les déclarations du nouveau Garde des Sceaux de la nouvelle ère qui souffle sur la justice Algérienne.

On retiendra par la même l’accident survenu lors du transfert de Monsieur Karim de la prison vers le tribunal qui reste un événement gravissime au vu du poids politique du prévenu. En effet comment expliquer qu’un banal accident de la circulation puisse arriver alors qu’on connait toute la sensibilité de l'événement. Comment interpréter qu’aucune précaution n’ait été prise lors du transfert alors que pour un déplacement d’un simple wali les routes sont fermées à la circulation des demi-journées entières. On sait tous qu’à chaque fois qu’une personnalité sensible se trouve dans un lieu où son intégrité physique est engagée, les services concernés s’affairent à prendre les dispositions nécessaires pour le sécuriser. Je donne comme exemple le cas de Lembarek Boumaarafi lors de la mutinerie de la prison d’El Harrach ou il fut isolé du bloc dans lequel les incidents eurent lieu, et mis dans une aille de la prison ou la sécurité de son intégrité physique était assurée. Comment interpréter cet accident : est-ce-que Monsieur tabou doit désormais, et à compter de cette date prendre des dispositions pour sa sécurité physique? Est-ce un message envers le prévenu que quelque soit les conclusions du procès, il doit se soumettre et rentrer dans le rang sous peine de conséquences dramatiques irréversibles.  

Pour conclure, le système vient, a travers ce procès, de donner une nouvelle dimension politique à Monsieur Tabou, et, par la même occasion, mettre à nu un système judiciaire aux ordres et aux abois.La citation de Montesquieu résume parfaitement le tableau de la situation actuelle: Rien a rajouter.


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Salah Eddine Chenini

mardi 10 mars 2020

أزمة صائفة 1962 بلسان صانعيها .

أزمة صائفة 1962 بلسان صانعيها .



Civils vs. Militaires: La genèse du mal de l’Algérie.

  L’image contient peut-être : 9 personnes, personnes debout et costume

Certes, les figures historiques sur cette photo furent les pionniers de l’Algérie moderne, mais si l’on regarde notre histoire avec un œil critique, et honnête, et si l’on veuille faire face à notre histoire avec objectivité et pragmatisme, on  arrivera à la vérité que ces mêmes personnalités se sont entre-tuées pour s’accaparer le pouvoir bien avant l’indépendance.
Frères d’armes avant le début de la révolution, ils se sont laissé emporter par l’ivresse du pouvoir. La majorité d’entre eux ont passé la révolution dans l’opulence et le confort en dehors des frontières pendant que d’autres se sont battus dans les maquis ou étaient occupes a amasser les fonds pour supporter la révolution. D’autres a l’instar de feu Zeghar, se démêlaient comme des diables pour nourrir approvisionner les maquisards en armes et munitions.

Bien avant l’indépendance, le problème qui range le pays en 2020, à savoir la fameuse légitimité historique et révolutionnaire, et surtout, la primauté du militaire sur le politique, fut initiée par certains, que dieu ait leur âme respective après tout, afin d’éliminer les concurrents et assoir leur mainmise sur le jeune pays. Des 1956 / 57, les divergences et animosités entre les frères d’hier   était déjà avérée, et les premiers coups bas dépassaient les simples querelles pour aboutir aux éliminations physiques tellement les enjeux étaient énormes, et les appétits grandissants.

Le premier, et surement le plus frappant qui allait façonner l’image et le cours des événements de l’Algérie jusqu’à nos jours, fut sans conteste la fusion opérée par feu Abdelhamid Boussouf de sa Direction Centrale des Liaisons Générales ( DCLG), plus tard devenu Ministère des Liaisons Générales et des Communications ( MLGC), avec le Ministère de l’Armement et du Ravitaillement Général (MARG) et l’effacement de son patron un certain Mahmoud Cherif. Cette fusion donna le coup d’envoi de la tradition de la mainmise d’une seule personne sur un ou des secteurs vitaux du pays, - nous y reviendrons avec une analyse plus approfondie.  

Cette image représente dans sa symbolique la composante de l’Algérie moderne : On a cote a cote le civil et le militaire. Il faut rappeler que le civil est celui qui a mit les fondations de la révolution Algérienne, alors que le militaire a détourné l’essence et les principes du soulèvement armée contre l’occupation Française.

Quand on observe bien la photo en question, on se rend compte du gâchis causé par l’appétit vorace des militaires en éliminant les Krim, Abane, Bentobal, Khider, et en mettant hors-jeu Boudiaf, Abess. Boussouf en payera les frais en personne   puisqu’il sera écarté, sous peine d’être éliminé, par son fidèle lieutenant un certain Boukharouba.

Pour conclure, et surtout pour éviter tout amalgame, personne ne remet ne cause le rôle de chacun dans l’effort de guerre d’une façon ou d’une autre, et  l‘édification  des institution futures. Une chose est certaine en revanche, nous devons, pour les nouvelles générations, effacer toute forme de dogme de notre logique, et revoir notre histoire en face et sans censure pour avancer sereinement vers un avenir solide bâti sur de bonnes bases.

Une analyse de cette période à venir.

Salah Eddine Chenini


lundi 9 mars 2020





Problématique du système de gouvernance en Algérie : Le cas des Walis.




Le problème se trouve dans le système même dans lequel ces Walis exercent : Un wali nommé aura toujours le sentiment et la conviction qu'il n'est pas tenu de rendre compte aux administrés, mais aura comme seul souci de satisfaire sa hiérarchie. Les Walis fonctionnement comme des administrateurs et non pas comme des gestionnaires de leur wilaya. En tant qu'administrateurs, ils sont plus dans la logique bureaucrate qu'autre chose. Pour eux, le développement de leur wilaya équivaut aux rapports qu'ils doivent remettre à leur tutelle. Combien de fois on a vu des projets dont l'échéance est de passée de 15 voire 20 ans. Tant que le projet en question n'est pas inscrit dans la feuille de route du nouveau patron, les Walis n'en donnent aucune importance même si ces projets boostent le développement social et économique. La même chose pour d'autres hauts commis de l'état; je cite comme exemple le poste du président du haut conseil de la magistrature, ou le président du Conseil Constitutionnel ou ce dernier est nommé par le président pour veiller au respect de la constitution par tous les Algériens y compris celui qui l'a nommé. Comment voulez-vous qu’un homme qui a été nommé par le président puisse le mettre en accusation pour motifs valables aux yeux de la constitution?
Je crois que celles et ceux qui suivi la cérémonie de la nomination de Belaiz a la tête de cette institution, gardent toujours en tête la fameuse phrase à l'intention de Bouteflika en le rassurant de sa loyauté et autre fidélité. Comme je l'ai toujours dit et répété, le problème en Algérie est un problème de système de gouvernance qui doit être revu de fond en comble. On doit impérativement se détacher du lègue de la France en matière de mode et modèle politique et institutionnels si l'on veuille réellement passer à une étape constructive. On pourrait éventuellement s'inspirer du modèle Canadien, Québécois, voir Britannique, ou à la rigueur Allemand. Un élu aura toujours son mandat comme garde-fou. Il sera sous les projecteurs des élus qui lui auront accorde leur confiance s’il espère avoir un nouveau mandat. Chaque fin de mandat sera synonyme de  bilan que les walis auront a présenter devant leurs administres.  

Par Salah Eddine Chenini

vendredi 6 mars 2020




Hourak an I: Parcours & perspectives



Pour comprendre le mouvement du 22 février, il faut revenir aux événements qui ont précédé ce phénomène, et surtout se poser des questions sur les mécanismes et la genèse de ce soulèvement pacifique.
On doit s’entendre que cette publication, qui n’engage que votre serviteur n’a aucune prétention ni objectif politique ou personnel ; c’est juste un essai de la part d’un simple citoyen de l’extérieur qui observe, lis, recoupe, et essaye d’analyser à la lumière des données disponibles tout en essayant d’être le plus pragmatique possible.
D’emblée, je ne puis m’empêcher de souligner que cette publication s’adresse à une certaine catégorie de mes concitoyens qui ont une certaine culture politique et historique, et dont l’ouverture d’esprit est acquise. Le but est d’échanger, et de s’instruire les uns les autres loin de tout sentimentalisme et surtout affiliation partisane et autre tendance politique. Pour être en mesure d’analyser en toute objectivité et pragmatisme, il est primordial de se détacher de toute forme de sentimentalisme, et s’imprégner de la neutralité nécessaire afin de garantir notre objectivité.
Des le départ de ce mouvement, je me suis posé des questions sur la nature même de ce phénomène : Je n’ai pu m’empêcher de faire l’analogie avec d’autres soulèvements que le pays a vécu au cours de son histoire. Pour les initiés à la politique, il est évident que chaque événement ne peut être fortuit ou le résultat d’une action spontanée, - surtout dans des pays du tiers monde. Il est primordial de comprendre que chaque événement s’inscrit dans une logique de causes à effets. L’Algérie reste un mystère en matière de gestion car plusieurs paradigmes politiques se succèdent à intervalles donnés.
Revenons un peu en arrière pour dresser le tableau de la situation précédant l’avènement du mouvement du 22 février. On doit avoir la sobriété et le pragmatisme nécessaire pour admettre que l’Algérie s’acheminait doucement mais surement vers un 5 eme mandat. Tous les Algériens semblaient résignés au fait accompli malgré l’impotence du président sortant. La rue était soumise, désintéressée, complètement détachée de la chose politique. Malgré une atmosphère délétère, toute la classe politique s’accordait, hormis quelques partis tel le F.F.S, et quelques figures de l’opposition, sur un consensus tacite pour maintenir le statut quo, en donnant un quitus à Bouteflika pour un énième mandat. Posons-nous la question sur les catalyseurs qui ont changé la donne, et surtout qui a ont pu mettre des centaines de milliers de citoyens dans la rue.
On a tendance à oublier que la rue fut prise d’assaut par les étudiants en médecine bien avant le 22 février pour réclamer le retrait de décisions du ministre Hadjar. En réalité, les étudiants en médecine furent en grèves répétées et manifestations continues depuis 2015.
Pour ce qui de la contestation populaire pour le rejet du 5eme mandat, on doit se rappeler qu’une première tentative de manifestation se révéla non concluante en décembre 2018 à Bab El Oued. Après cet épisode, il y a eu l’acte héroïque d’un certain Hadj Ghermoul  et Redouane Kada qui, en janvier 2019 à Tizi Ouzou, manifestèrent seul en brandissant la fameuse pancarte dénonçant le 5 eme mandat  ,- et qui furent par la suite condamnés à 6 mois de prison. On reviendra en détails sur la chute des Bouteflika ultérieurement.
La mobilisation de toute cette masse ne peut être le résultat d’une action spontanée. La manipulation des service secrets, j’en suis convaincu, y est pour quelque chose. Je suis certain aussi que, comme pour certains évènements antérieurs, les mêmes services ont initié ce mouvement pour en perdre le contrôle par la suite. On a vu que l’élément catalyseur fut la fameuse conversation téléphonique entre Sellal et Hadad durant laquelle les deux comparses évoquaient clairement et distinctement le recours aux milices armées pour mater toute contestation envers l’avènement du 5eme mandat. Avant cet épisode, il y a eu le fameux discours de Ould Abass a travers lequel il narguait le peuple Algérien en le mettant devant le fait accompli promettant la pérennité du F.L.N et de son président pour les cent prochaines années. La question qui doit être posée est la suivante : Qui a fait « fuiter » le fameux enregistrement sonore de la discussion téléphonique entre Sellal et Haddad ? Pourquoi cette fuite à ce moment-là ? Cette exploration sera développée ultérieurement.
Maintenant pour ce qui est du Harak, il faut savoir que n’importe quel mouvement s’il n’est pas structuré ne pourra perdurer dans le temps. Nous avons assisté à l’émergence de figures qui dans un passé pas lointain furent les pions du système. Le mouvement a péché des le départ par orgueil : On avait des figures comme Monsieur Tabbou, pour ne citer que cette personnalité, qui remplit toutes les conditions pour être le porte-parole du peuple, - son incarcération est une preuve que son poids et son charisme font peur au système.
Il faut se rendre à l’évidence que le système qui a perduré pendant plus de 50 ans ne peut être éradiqué en deux ans. Bizarrement que ça puisse paraitre, M. Tebboune est en train d’opérer des changements car il a toute l’intelligence pour savoir qu’une nouvelle ère doit commencer. Il est évident qu’il fait face a une fronde de la part des caciques du système. Il faut se rendre à l’évidence que les revendications radicales de la rue ne seront jamais réalisées.
Ce que je préconise est d’aller vers la table de la discussion pour arriver à un consensus qui sortira le pays du marasme actuel. Ce qu’on doit comprendre est que les dégâts de la gestion des différents gouvernements de la politique de Bouteflika se fait déjà sentir sur le plan économique. L’année prochaine et surtout 2022 verront, a moins d’un miracle au niveau des recettes du pays, une crise économique et financière qui va renvoyer le pays vers la nécessite de l’emprunt étranger.
Il est vital pour ce mouvement de faire sortir des représentants qui ont les capacités pour établir une feuille de route réaliste et réalisable afin de discuter avec le système. Continuer à manifester en brandissant des slogans reste loin d’être productif, et finira par atteindre la lassitude. Il faut apprendre à déléguer et faire confiance a ceux en qui nous confions nos voix. Il faut apprendre à faire des concessions, et à travailler par étapes pour arriver à des résultats. Il faut apprendre à agir avec stratégie, et sur un échéancier à court, moyen, et long terme. Il faut éviter a tous prix le populisme, et surtout être vigilent quant aux manipulations. Le mouvement du 22 février fut chanceux d’émerger à un moment ou les l’élite dirigeante se déchirait sans merci. Il faut capitaliser sur cette nouvelle ère pour aller vers un changement total et profond du système de gouvernance.

Par Salah Eddine Chenini






mercredi 4 mars 2020






L'École de tous les dangers

Cette publication d'un exemple de sujet d'un examen de l'école publique Algérienne est une représentation vivante de la manipulation de certains responsables du domaine, ce qui est en en soi un  crime moral envers les enfants.
 C'est aussi représentatif de l'hypocrisie du double discours, sans parler de l'absence de contrôle des pouvoirs publics: L'école, l'Université, comme les lieux de culte doivent rester apolitiques, loin de toute manipulation politique et partisane. Les élèves doivent être protégés contre les combines et objectifs mesquins des véreux de la politique. L'école doit demeurer un lieu d'acquisition du savoir et de formation de la personnalité. Les enfants doivent être loin de tous les enjeux mesquins et de la bassesse de la politique. Les enfants en particulier, et les élèves en général, doivent être protégés contre le bourrage de crâne, et l'enseignement du culte de la personnalité et autre dogme qui ruine le pays depuis l'indépendance, si l'on veuille réellement et de façon effective miser sur de nouvelles générations qui soient équilibrées, et qui seront les bons citoyens de demain.




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Par Salah Eddine Chenini





Abdelaziz Rahabi : L’ancien président Abdelaziz Bouteflika doit être jug...





Le cas Bouteflika Abdelaziz



Paroles pleines de sagesse...On n'a cessé de le répéter depuis les premiers jours. Les Algériennes et Algériens devraient prendre un peu de temps pour méditer sur l'état actuel des choses. On doit user de nôtre faculté d'analyse pour constater que les forces occultes du système, les caciques du système ne se limitent pas aux personnalités sur-médiatisées, présentement en prison, à travers les mises sous mandat des figures de proue du mouvement, ainsi que les intimidations, veulent faire imploser le mouvement en le vidant de sa substance intellectuelle et en le laissant sous la direction de membres fougueux sans expérience et autre culture politique, et / ou en "l'infectant" par leurs éléments afin de le vider de sa substance et l'affaiblir à la longue. Ce mouvement doit, s'il veut aboutir à des résultats pratiques, réalistes, productifs, assigner des leaders fiables, expérimentés, honnêtes qui ont la carrure pour tenir tête aux forces occultes dont la survie dépend de la pérennité du système corrompu à travers lequel ils tirent profit.

Par Salah Eddine Chenini