mardi 16 mars 2021
lundi 15 mars 2021
dimanche 14 mars 2021
Finances à l'heure des voltes-face
Le
discours officiel ne cesse de baigner dans le populisme pur et dur à l’heure ou
tout un peuple réclame la liberté de parole, la démocratie, et avant tout la
transparence. Cette fois, c’était au tour du ministre des finances qui gratifia
les Algériennes et Algériens d’un discours des plus ambigus qui laissa bon
nombre d’observateurs pantois ; le ministre en question et en l’espace de
quelques semaines fit un constat sommes toutes plus que contradictoire
concernant la situation financière du pays et de sa monnaie nationale.
D’emblée,
je voudrais préciser que je n’ai aucunement la prétention de remettre en
question les compétences académiques ou intellectuelles de Monsieur
Benabderahmane, et que cette publication n’est en aucun cas une attaque à
l’encontre de sa respectable personne. Cette publication s’inscrit dans un
cadre d’interrogations sur le changement de discours de la part d’une personne
dont les compétences dans le domaine sont plus qu’avérées. Cette publication est plus une critique du
discours politique du Monsieur qu’une remise en question de ses capacités et
compétences. Monsieur Benabderahmane avant d’être promu ministre des finances
fut le gouverneur de la banque d’Algérie, en d’autres termes le premier
argentier du pays, et de ce fait s’il y a une personne qui peut être réellement
au su de la situation financière du pays ça ne peut être que lui.
En écoutant
les différentes déclarations de Monsieur le ministre des finances, je n’ai pu
me retenir de relever bon nombre de contradictions dans son discours. Dans le
petit montage, joint, Monsieur le ministre déclare à la presse nationale que la
situation de la monnaie nationale n’est pas en dégradation, mais que la
situation était en évaluation, et qu’on ne pouvait tirer des conclusions sur la
situation du dinar. Le même ministre, lors de sa présentation du rapport de la
situation financière devant le sénat, a peine quelques semaines avant cette déclaration,
tira expressément l’alarme sur le taux du chômage, et notamment chez les jeunes,
et sur la valeur du dinar. Il rassura son auditoire, journaliste et auditeurs,
que les projets en phase de finalisation allaient donner un nouveau départ a l’économie
nationale, ce qu’on espère tous, et que d’ici la fin de cette année ils
allaient réévaluer le dinar selon les capacités du pays. Lors de son passage
sur la Chaine 3, Monsieur le ministre fut plus qu’évasif sur les chiffres
surtout quand la journaliste lui a posé la question sur le montant des réserves
de change dont dispose le trésor public a date.
Le
ministre pour atténuer la sévérité de la question est allé avec une comparaison
avec d’autres pays, or ce qui importe les Algériens ce n’est la situation dans laquelle
se trouve d’autres pays, mais celle de l’Algérie. Le ministre nous apprend qu’il n’y aura de
nouvelles impositions, mais un élargissement de l’assiette de l’imposition sans
répondre de façon claire et précise sur les franges de la société qui sont
presentement exemptes de toute imposition, - selon ses dires. On doit lui
donner credit pour la reconnaissance des manquements au niveau de la numérisation,
du décalage entre les grandes villes et l’arrière-pays, et de sa reconnaissance
que la jeunesse Algérienne est nettement et complètement numérisée. Je crois aussi que le ministre a mit le doigt
sur le problème majeur qui mine l’économie nationale à savoir le circuit parallèle
qui reste le nerf de guerre pour arriver à faire sortir l’économie de son sous-développement.
Réduire un anachronisme en 2023 semble difficile surtout avec les effets des politiques
économiques et financières de Ouyehia en 2021 et surtout 2022,- advenant que les
prix du baril restent au même niveau : A son honneur la reconnaissance qu’il
a des dysfonctionnements au niveau légal par rapport au plan de route que sa
tutelle en particulier et le gouvernement en général veut mettre en branle.
En
guise de conclusion, on s’accorde à dire que sa mission est loin d’être aisée considérant
les recettes du pays, et l’environnement des affaires en Algérie, sans parler
des effets de la pandémie. Certes, il semble qu’il y est des tentatives pour
essayer de redresser une économie ébranlée par divers facteurs tels la pandémie,
l’informel, les recettes, l’absence de diversité des sources de rentrée des
devises, l’évasion fiscale, la bureaucratie, les transferts sociaux qui restent
à baromètre de la misère sociale et surtout de la politique archaïque du pays.
Tout ce qu’on peut faire est de lui souhaiter que du succès pour le bien du
pays et des Algériens.
Salah-Eddine
Chenini
· Ministère algérien des Finances· Bourse d'Alger
· Liste
d'entreprises algériennes
· Liste des pays par PIB
(nominal)
· par PIB (PPA) • par PIB
(nominal) par habitant
· Ministère algérien des Finances - Site officiel [archive]
· Ministère algérien du
Commerce - Site officiel [archive]
· Ministère algérien des Travaux
publics - Site officiel [archive]
· Ministère algérien de l'Industrie
- Site officiel [archive]
· Banque d'Algérie - Site
officiel [archive]
· L'Algérie et le FMI [archive](en)
· Secteur de la finance en
Algérie [archive](fr)
samedi 13 mars 2021
Déclassification des archives de la guerre d’Algérie
L’annonce de la déclassification des archives de la guerre d’Algérie représente un événement des plus importants dans les relations Algero-Française des 60 dernières années. Alors que cet événement est salué en France comme étant une avancée majeure dans la normalisation (?) des relations entre les deux pays concernant la mémoire en particulier, et la guerre en général, donnant credit au président Français comme étant l’architecte de cette avancée historique (?) dans l’épineux dossier, la partie Algérienne, en contrepartie, s’est exprimé par le biais du premier responsable du dossier qui a laissé entendre par voie de presse que l’Algérie officielle ne voulait en aucun cas que certains archives soient du domaine publique pour , dit-on préserver la mémoire de bon nombre de personnalités officielles.
Selon des informations disponibles du côté Français,
il semble que le côté Algérien perd au change dans cette entreprise : En
effet, le chapitre qui intéresse en premier le côté Algérien a savoir le dossier
des essais nucléaires dans le Sahara restera du domaine du secret défense et
ipso-facto ne pourra être divulgué au grand public pour préserver les
informations ultrasensibles qui relèvent de la sécurité nationale de la France,
- au grand dam des Algériens qui espéraient le contraire.
Les craintes du grand déballage côté Algérien s’explique
principalement par la période couverte par les dossiers en question par la déclassification
qui s’étend de 1954 jusqu’à 1970. Cette crainte est justifiée principalement
par le contenu de certains cartons comme opérations
militaires, la
torture, mais surtout et avant tout l’infiltration du F.L.N par les
services secrets Français, - d’où la déclaration de Monsieur Chikhi concernant
le maintien, cote Algérien, de certains dossiers pour préserver la dignité et
la mémoire de certaines personnalités.
Alors que la France, et son armée franchissent le pas en acceptant d’endosser la responsabilité des actes commis durant la guerre d’Algérie, le côté Algérien semble opter pour l’opacité, le mensonge et la langue de bois. Il est bien évident qu’on n’avancera jamais tant qu’on n’aura pas fait face à nôtre histoire avec courage, honnêteté, et pragmatisme. Cette méthode de vouloir noyer le poisson est dépassée. Les nouvelles générations veulent revisiter l'histoire commune même si on doit accepter de douloureuses vérités. Pourquoi vouloir occulter les détails de faits historiques déjà connus aux millions d'Algériens. Pourquoi cette génération, qui veut maintenant garder la chape de plomb sur une grande partie de l'histoire du pays, n'a pas hésité à salir le nom, la réputation, voir la mémoire de bon nombre de leurs frères d'armes afin de les éliminer de la course au pouvoir. Certains diront que la décision de la France portant la levée du sceau du secret sur les archives de la guerre d'Algérie ne peut être fortuite considérant la situation actuelle du pays, certes on peut aisément concéder cette option tout en étant assez intelligent et mature pour faire en sorte que cette décision soit en notre faveur plutôt que le contraire à l’heure où tout le monde prône (officiels), et réclame (peuple) la transparence dans un pays de droit. Pourquoi certains de la génération d'avant l'indépendance veulent-t-ils mordicus occulter certains dossiers? De quoi ont-ils peur? Qu'ont-ils à cacher?
On comprend maintenant les raisons qui ont fait que la partie Algérienne n'a même pas daigné faire une déclaration juste après la publication du rapport de Monsieur Stora sur la mémoire. Est-ce la raison qui a fait que les deux commissions, initialement censées travailler de concert, ont préféré faire cavalier seul? Est-ce qu’on a voulu imposer à la partie Française une censure sur certains événements historiques avérés et sensiblement compromettants pour des personnalités officielles qui nous ont quittés ou toujours de ce monde!
Pour conclure, il semble que cet esprit de "tutelle" de certains anciens "maquisards" sur le peuple algérien n'est pas prêt de changer malgré le temps: Il semble que certains elements du vieux F.L.N n'arrivent pas. 60 ans après, a se détacher des vieux cliches et dogmes qui font qu'ils persistent a traiter le peuple algérien du deuxième millénaire comme étant d’analphabètes indigènes poste indépendance. Leur entêtement quant a cette logique de légitimité révolutionnaire et historique les bloque dans une ere révolue pensant que la jeunesse algérienne est incapable de faire face au grand déballage,- oubliant par la meme que de nos jours et avec toute la technologie, tout peut être a disposition en cliquant sur un simple clavier en plastique.
Salah-Eddine Chenini
[ 1 ]
[ 2]
[3]
[4]dimanche 7 mars 2021
Projet de décret portant déchéance des Algériens de la diaspora de leurs nationalité Algérienne
Le sujet m’interpelle à titre personnel étant potentiellement, comme des millions d'autres, concerné par cette nouvelle sortie, et, ipso-facto, me pousse a me pencher sur les tenants et aboutissants a mon humble niveau sur ce projet et les motivations réelles de ce dernier a l’heure ou le pays, poussé par tout un peuple, aspire à un changement radical en termes de démocratie, état de droit, et liberté de parole, - entre autres.
Comme on le sait tous, l’Algérie depuis l’indépendance a ratifié toutes les conventions et
traites des Nations Unies et autres organisations en termes de droits de l’homme,
et par conséquent elle se trouve obligée de se conformer aux règles et lois régissant
le sujet.
La sortie
du ministre est une énième comédie car en termes pratiques elle ne pourra jamais
être appliquée : Selon l’article 15 la Déclaration universelle des droits
de l’homme, il est stipulé que « … Tout individu a droit à une nationalité,
et nul ne peut être arbitrairement privé de sa
nationalité, ni du droit de changer de nationalité… ».
Dans le même
contexte, la Convention de 1954 relative au statut des apatrides et la
Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie, dont l’Algérie a adhéré et ratifié , il est clairement mentionné que déchoir quelqu'un de sa nationalité est soumis a des conditions bien precises.
Dans ses
articles 8 & 9 concernant la privation de la nationalité, il est dit que le
principe de base retenu fait qu’il ne peut y avoir privation de la nationalité
si cette privation donne lieu à un cas d’apatridie, - a quelques exceptions
telle que l’interdiction expresse soit par suite d’un comportement personnel de
nature à porter un préjudice grave aux intérêts essentiels de l’état, - selon
le cas qui nous intéresse.
Maintenant
d’un point de vue intérieur, la constitution a traité la question de la nationalité
dans son article 33 en précisant que cette question est réglementée par la loi.
Dans ce contexte, l’ordonnance 70-90 du 15 décembre 1970, modifiée par l’ordonnance
du 05 -01 du 27 avril 2005 a définit la notion de nationalité d’origine, et nationalité
acquise. La même ordonnance a spécifié les conditions de la déchéance de la nationalité
dans le chapitre de « nationalité acquise » : Déchoir une personne
de sa nationalité a cause d’acte répressible par la loi tel une condamnation au
pénal ou un acte qui porte atteinte a la sécurité de l’état ne concerne en
aucun cas la nationalité d’origine, mais seulement la nationalité acquise.
En
conclusion, le projet de Monsieur le ministre d’un décret exécutif n’est autre
qu’une manœuvre pour faire taire toute voix contestataire de la diaspora, en
sus d’être un danger constitutionnel, et un abus de fonction. Pourquoi avoir
prit cette décision juste après la dissolution du parlement. Cette manœuvre vise
à impressionner la communauté Algérienne a l’étranger qui reste viscéralement attachée
et rattachée à la mère patrie, et solidaire aux Algériens de l’intérieur qui restent
les premières victimes de l’état de déliquescence de l’état, et autre
immobilisme politique malgré l'urgence d'une refonte globale au niveau politique et économique.
Ceci dit, je reste foncièrement contre toute atteinte a la l’unité nationale et sécurité de l’état : Je n’accepterai jamais que la sécurité de l’état et de la mère patrie soit compromise par qui que ce soit. En contrepartie, la liberté de parole ne doit jamais être brimée ou monnayée, et tout Algérien qu’il soit à l’intérieur ou de l’extérieur doit avoir le droit inaliénable d’exprimer ses opinions en toute liberté. Je ne peux que m’insurger contre les manœuvres politiciennes et les tromperies de certains ministres qui semblent persister dans la tromperie politique. Je suis déçu de Monsieur Zeghmati dont j’avais une forte opinion. On doit dépasser un certain cap pour bâtir la nouvelle Algérie dont tout le monde rêve.
Pour finir, la question qui reste en suspens est la suivante: Pourquoi un tel
projet de décret exécutif, - Je dis bien " décret exécutif" à ce
moment précis? Pourquoi une telle démarche juste après la dissolution du parlement,
- pourtant les "ennemis de l’état" sont actifs depuis bien longtemps?
Salah-Eddine Chenini
samedi 6 mars 2021
Les charognards de la politique : Le retour !
Pathétique, malheureux, et dangereux les récents développements sur la scène politique dans ce pauvre pays. On assiste médusés a une recrudescence des vieux réflexes et vielles méthodes qui ont fait les beaux jours, ou dirais-je les jours les plus sombres, de l’ère Bouteflika: Dès que le nouveau « Rais » introduit un concept dans le discours officiel, tous les charognards de la politique y adhèrent religieusement, surfant sur la vague du moment. Ainsi, après les fameux " zones de l'ombre”, qui, désormais, relève du sacré, voilà qu'on joue avec "la dechra" pour créer un faux débat, détournant par la même l'attention du citoyen lambda de ce qui l'intéresse au premier lieu à savoir les projets politiques de la part de ces énergumènes afin d’améliorer son quotidien de misère dans un pays riche ou le citoyen demeure pauvre.
En écoutant ce passage, je me rends
compte que Monsieur Bengrina, dont la langue de bois est desormais legendaire, ne fait que répéter en boucle des inepties; Son discours
est d'un vide abyssal, ponctué par les vielles formules a l’effigie de sa
personne telles que les " ...J'aime, et ...J'ai dit...Nous avons toujours
été...J'ai fait ...”. Ce monsieur, a l’instar de la majorité des chefs de partis, s’est
rendu maitre absolu de la démagogie et langue de bois, - lui qui a déclaré se
retirer de la politique après avoir joué son rôle de lièvre de course lors des
présidentielles de 2012.
Ce personnage en particulier est l'émanation
de l'opportunisme politique de bas étage. Le système fait la promotion de cette
catégorie de personnages politique pour garantir sa pérennité, - on reviendra
sur la réapparition des partis et personnages politique qui furent le soutien
de Bouteflika et de son système après une hibernation, tentative de faire
oublier leurs manigances avec les anciens hommes forts du système oblige.
Les Algériens n'oublieront pas de sitôt, pour ne pas dire jamais, la responsabilité morale, politique, et historique de tous ceux qui a une époque, pas si lointaine que ça, ont fait la promotion du cinquième mandat d'un homme malade, impotent. Ils n’oublieront jamais les maintes fois ou ils ont juré que le président, que tout le monde savait malade et incapable constitutionnellement d’assumer ses fonctions présidentielles - usurpées par ses proches - juraient par tous les saints qu'il était apte jouissant de toutes ses capacités physiques et intellectuelles, insultant l’intelligence de millions d’Algériens, et rendant un pays comme l’Algérie la risée du monde.
Le vieux stratagème du système pour
affaiblir la scène politique semble fonctionner à merveille : On a noyé le
champs politique par l'accréditation, encore, de nouveaux partis dits politique
microscopiques sachant pertinemment que ces derniers n’ont aucune représentation
populaire réelle, et qu’ils n'arriveront jamais à former un bloc commun pour
une opposition effective et constructive lors des différentes joutes électorales,
- la preuve à travers ce personnage qui s'attaque à un discours d'un autre
politique créant un débat stérile dans un moment aussi crucial dans l’histoire
de l’Algérie indépendante. Il aura suffi de l’Assemblée Populaire Nationale
soit dissoute, et avant même la convocation du collège électoral, pour
constater le vrai visage des partis politique, et la nature de leurs leaders pour
qui seul un strapontin dans l’enceinte de l’hémicycle prime, alors qu’un débat
politique et des propositions pour sortir le pays de la situation actuelle s’impose
comme une priorité vitale pour le salut du pays: Les stratèges du sérail leur a
jeté un os pour les garder en laisse; certains, pour être dans les bonnes grâces
du prince, n’hésitent pas à jouer leur rôle de rabatteurs, - rôle qui leur sied
parfaitement !
Salah-Eddine Chenini
dimanche 7 février 2021
Rapport sur la mémoire : Deux visions, une seule approche !
Le 24
Janvier 2021 aura marqué un événement majeur pour tous ceux qui s’intéressent
au dossier de la guerre d’Algérie qu’ils soient Algériens ou Français avec la
remise du rapport sur la mémoire, tant attendu, par le célèbre historien
Monsieur Benjamin Stora, - présenté par ses pairs comme un grand spécialiste de
l’Algérie. L’importance dudit rapport
est d’autant plus importante considérant les longues années d’attente d’une
partie des citoyens des deux pays pour une solutions aux multiples points laissés
en suspens depuis l’indépendance par les deux anciens belligérants.
Bien
que la commandite, par la présidence de la république française, soit un
rapport consultatif et ipso-facto en aucun cas, du moins selon les
premières indications, une décision politique finale, ce dernier a comme prévu déchaîné
les passions des deux côtés de la Méditerranée, remettant au gout du jour un
vieux dossier, jamais clos, ravivant pas la même occasion de vielles blessures
jamais guéries malgré les années qui se sont écoulées depuis la fermeture du
chapitre de la guerre d’Algérie.
A
l’instar de beaucoup de mes compatriotes de l’intérieur et de la diaspora, je
n’ai pu rater le traitement de cet évènement par la presse nationale en premier
lieu.
Je
voulais revenir sur le traitement de cette épineuse question dans les relations
des deux pays par les pouvoirs publiques Algériens. D’emblée, on a tous
remarqué le choix du président de la république en la personne de Monsieur
Abdelmadjid Chikhi en sa qualité de conseillé a la présidence, et ancien
combattant de la guerre de libération, chargé des archives et de la mémoire.
Monsieur Chikhi a la réputation d’être un conservateur a tout ce qui touche à
la souveraineté nationale et aux archives nationales détenues par la France. Du
côté Français, on a opté pour un imminent historien réputé être un grand spécialiste
de la guerre d’Algérie.
D’un
point de vue pratique et pragmatique, je trouve que le fait de charger ses deux
personnalités de ce projet sensible est comme condamner cette entreprise a l’échec
dans son état embryonnaire : Nul doute que les deux personnalités ont
toutes les compétences requises pour cette entreprise, mais leur implication
directe et respective dans la question ne peut leur conférer la neutralité nécessaire
pour un traitement objectif et pragmatique de la question. En effet, monsieur
Chikhi ayant participe a la glorieuse guerre de libération, et monsieur Stora étant
un pied noir ne peuvent, et c’est tout a fait naturel, avoir la lucidité et le détachement
nécessaire pour faire sortir un rapport qui va dans le sens d’une résolution
objective et surtout tourné vers l’avenir des relations entre les deux pays sur
la question.
La
nomination de ces deux personnalités nous renvoie à la question de savoir si la
volonté politique au sommet de l’état des deux pays : Si l’on considère
que réellement les deux pays veuillent aller vers un nouveau chapitre sur la
question, on aurait dû assigner cette tache a des spécialistes nés après l’indépendance
qui pouvaient avoir un regard neutre et objectif sur toute la question. Charger
des personnes directement impliquées dans ce volet dénote une volonté politique
pour bâcler cette question.
Le
rapport en question semble en décalage avec certains points cardinaux de la question
que la majorité des médias ont passé sous silence ; On nous référant aux
accords d’Evian, on se rencontre d’emblée que les recommandations dans le
rapport de Monsieur Stora est en porte a faux avec les accords d’Evian surtout
en ce qui concerne la question des Harkis et des compensations. Alors que le rapport
place la question du droit de retour des Harkis dans leur pays natal, la partie
Algérienne place cette question comme une option tabou irréalisable s’inscrivant
dans les constantes du fondement même des principes de l’Algérie indépendante.
D’un
autre côté, les divergences entre les deux parties semblent insurmontables si
l’on considère l’approche et la notion des deux anciens belligérants du fait
colonial : Alors que la France est foncièrement convaincue que le fait
colonial en général, et en Algérie en particulier a été un événement libérateur,
émancipateur, civilisationnel, l’Algérie en contre partie considère la présence
de la France en Algérie comme une agression, une colonisation qui a causé le
retard a tous les niveaux, l’asservissement, et la misère des populations locales, et de ce fait on
arrive a la conclusion que la divergence des visions insurmontables pour
arriver a un règlement sérieux. Ce constat nous impose la question de savoir si
réellement les pouvoirs publics des deux pays ont un désir et une volonté
politique réel et sincère pour un règlement juste et équitables pour les deux parties sans
exclusions.
Pour
conclure, on est toujours en attente d’une réaction de la part de la partie Algérienne
sur le rapport de Monsieur Stora. Tous les Algériens ne comprennent toujours
pas le silence de Monsieur Chikhi quant au contenu de Monsieur Stora ce qui soulève
pas mal de questions.
On souhaiterait
que cette question soit réglée pour que les relations de l’Algérie avec la France
soit d’égal a égal dans le cadre du respect mutuel en deux nations souveraines.
Salah-Eddine
Chenini
jeudi 20 août 2020
Chapeau bas…Hats off!
lundi 10 août 2020
Procès Drarni ou l’achèvement de la liberté d’expression
À la lecture des chefs d’inculpation
retenus contre Khaled Drarni, je ne puis que conclure que cette lourde condamnation
est un message clair pour les citoyens en général, et certains activistes en
particulier, surtout les plus médiatisés, que toute tentative de reprendre la rue
pour dénoncer l’état désastreux de la gestion du pays trouvera
le glaive d’une justice à moitié aveugle pour les mater et les réduire au
silence.
Condamner Khaled Drarni à cette
peine pour je cite « incitation à un attroupement non armé, et « atteinte
à l’unité nationale » reviendrait à donner une contravention pour excès de
vitesse lors d’une course de Formule 1. Comment expliquer qu’un juge puisse dormir
la conscience tranquille avoir envoyé une personne, journaliste de surcroît,
dont le travail consiste à rapporter les faits en sa qualité de témoins oculaire,
à une période les marches étaient un fait naturel et normal de la vie
quotidienne du pays.
Comment expliquer cette tentative
de réduction au silence d’un journaliste pour avoir été dans la rue à une
époque ou la rue était prise d’assaut par des millions d’Algériens avec le
consentement des forces de l’ordre et de la classe politique!
Comment justifier de manière honnête
et plausible que les pouvoirs publics, la classe politique, les nouveaux hommes
forts du moment nous servent à longueur de journée le couplet du « Hirak béni »
qui sauva l’Algérie de la bande de voleurs, mais d’un autre coté on maintien
cet abjecte chef d’inculpation.
Pourquoi en plus de lui ôter sa
liberté pour les 4 années à venir, on lui enlève ses droits civiques et surtout
ses droits politiques pour quatre longues années, le mettant au même diapason
que ceux qui furent condamnés pour des détournement de milliards de $!
Le même constat s’applique pour e
cas de Samir Belarbi dont le système s’acharne sur son cas pour le réduire au
silence en lui imposant une interdiction de toute activité politique pour les
quatre années à venir.
Pour conclure, le pays semble s’acheminer
vers une nouvelle ère ou la liberté de pensée, la liberté d’expression et de
parole n’ont pas leur place. On est passé de l’ère de la corruption des médias,
la corruption des consciences vers la force de l’intimidation et l’emprisonnement!
Brejnev lui-même nous aurait envié l’état de la situation délétère qui prévaut
en Algérie ces derniers temps!
Salah-Eddine Chenini
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