mercredi 15 janvier 2020



Origines de la crise!

En revoyant cette séquence, on trouve la cause du désarroi économique et financier du pays a l'heure actuelle. D'une part, on un un Premier Ministre qui parle vrai en exposant la réalité de la situation d'une façon pragmatique. Son seul tort est qu'il fut partie prenante dans le marasme financier et économique du pays a travers les soit disant investissements qui se sont avérés, par la suite, que de simples subterfuges pour détourner les deniers publics en millions de USD par des bénéficiaires dits investisseurs grâce a la complicité des différents ministres et surtout aux différents présidents du Conseil National d'investissement,- dont il fut a la tête pendant un certain moment.
De l'autre, on a eu un S.G du parti du pouvoir qui vient contredire, ouvertement et en public, le chef de l'exécutif sur un sujet important, -vital dirais-je!
Cette séquence nous renvoie à l'état de cacophonie aux plus hautes sphères de l'état dans lequel le pays fût plongé par Bouteflika de façon intentionnelle afin de s'assurer la quiétude du pouvoir et le contrôle des hommes,- et par la même la situation.
Celles et ceux qui pensent que l'élection du 12 décembre 2019 va faire sortir le pays de gouffre économique et financier du jour au lendemain doivent se rendre à l'évidence que ce qui fût détruit en vingt longue années de gestion hasardeuse de l'économie et des finances, sans parler des scandales financiers, ne peut être endigué du jour au lendemain!
Ça va prendre du temps, de la patience, et par dessus tout du travail pour espérer renverser la situation actuelle. Ça va prendre un changement radical au niveau des esprits des citoyens pour se départir de cette constante de l'assistance de l'état a tout bout de champs! Ça prend une nouvelle culture de travail où la notion de " productivité" doit être centrale. Ça prend une nouvelle réorganisation de la notion d'application des projets, et surtout du suivi et supervision. Ça prend une nouvelle approche de la gestion des priorités par secteur pour éviter le gaspillage des deniers publics. Ça va dépendre de la volonté politique pour oser opérer une refonte complète du système financier et bancaire, et de la volonté des gouvernés a adopter les systèmes qui font la réussite des autres pays.
La sortie du marasme financier, économique et sociale ne peut dépendre de M.Tebboune ou tout autre personnalité peut importe sa couleur ou sa tendance politique. M.Tebboune vient d' hériter d'un passif catastrophique dont les origines remontent a indépendance, et qui fût aggravé par Bouteflika en premier lieu!


Par Salah Eddine Chenini




  


2020: Avion Ukrainien abattu par l'Iran.

1982: Avion Algérien abattu par l’Irak!  



                                 



La coïncidence des dates est quand même hallucinante. Trente années, a quelques jours près, un autre avion est abattu dans la même région par l'un des belligérants du conflit Irak- Iran. Cette terrible coïncidence remet en cause la version de l'erreur humaine!
Dans les deux cas, un brillant diplomate Algérien, Mohamed Seddik Benyehia, perdit la vie, alors qu'en 2020, plusieurs Canadiens périrent dans des conditions nébuleuses. 

Il y a exactement trente ans, le 3 mai 1982, disparaissait Mohamed Seddik Benyahia, dans l’explosion d’un avion spécial en route vers Téhéran dans le cadre d’une médiation destinée à mettre fin au sanglant conflit opposant l’Iran et l’Irak.
Source: Le Matin DZ/Lesoirdalgérie :
La guerre Iran-Irak, connue à Téhéran sous le nom de Guerre imposée ou Défense sacrée, à Baghdad sous le nom de QÇ disiyyah de Saddam, opposera les deux pays entre septembre 1980 et août 1988. Pour l’essentiel, les grandes puissances, URSS comprise, étaient suspicieuses à l’endroit de la République islamique iranienne, voyaient en l'Irak un pays qui pourrait évoluer vers la laïcité et le modernisme, faire contrepoids à l'Iran. C'est pourquoi elles ne s'opposent pas dans un premier temps à l'offensive irakienne, allant jusqu'à la soutenir ensuite. Au total, les dépenses militaires, pertes en produit intérieur brut et capitaux non investis auraient dépassé 500 milliards de dollars pour les deux pays.
L’Iran estime officiellement à 300 milliards de dollars le prix de la reconstruction de son économie. L’Irak, pour sa part, l’évalue entre cinquante et soixante milliards de dollars. Les estimations des pertes en vies humaines sont de 300 000 à plus d'un million de morts iraniens et de 200 000 Irakiens. Un immense gâchis dont les deux peuples auraient pu faire l’économie si l’appareil du médiateur Benyahia n’avait pas été abattu, à l’entrée de l’espace aérien iranien, par un missile irakien de fabrication soviétique. Une autre version indique que l’avion, un Gulfstream II du gouvernement algérien avec quatorze personnes à bord dont le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Seddik Benyahia, en route pour Téhéran, fut abattu par un appareil MIG-25 de l'armée de l'air irakienne. Au préalable, lors de la crise iranienne des otages, Benyahia avait été l'artisan de la libération, en janvier 1981, des otages américains détenus en Iran après la révolution iranienne en 1979.
Retour sur une jeunesse "remarquable"
L’homme aura marqué ceux qui l’ont connu par sa modestie, sa discrétion, sa modération, son érudition et de nombreuses autres qualités intellectuelles. "Le petit Benyahia", comme aimaient à l’appeler ses compagnons, en raison de sa corpulence fragile, suit une scolarité qui le conduit du collège de Sétif, où il passera quatre ans, au lycée Bugeaud (l’actuel Emir-Abdelkader) à Alger. "Sujet remarquable" pour ses maîtres, il enchaînera avec des études de droit à l’Université d’Alger, avant de s’inscrire en 1953 au barreau de la même ville. C’est à ce titre qu’il assurera, deux ans plus tard, la défense de Rabah Bitat, écroué à la prison de Barberousse. Il en profitera pour assurer les liaisons avec Abane Ramdane qui venait d’être élargi. En 1955, il participe à la création de l’Union générale des étudiants musulmans algériens avec Ahmed Taleb Al Ibrahimi et Lamine Khene et fut parmi les organisateurs de la grève des étudiants algériens qui rejoignirent les rangs du Front de libération nationale le 19 mai 1956. Il sera désigné, en août 1956, au Congrès de la Soummam, membre suppléant du CNRA. A ce titre, celui qui a secondé Ahmed Francis un temps sera coopté au poste de directeur du cabinet du président Ferhat Abbas lors du 2e GPRA.
Depuis, le parcours de Benyahia — né le 30 janvier 1932 à Jijel — croisera à plusieurs endroits celui de Ferhat Abbas, lui aussi natif de Jijel (Taher). Son empreinte dans la formation du jeune Benyahia ne peut être éludée puisque, en fin de parcours, il en fit son directeur de cabinet lorsqu’il présidera le second GPRA à partir de janvier 1960, avant de l’envoyer à Melun en juin 1960 comme porte-parole du "groupe de Tunis" chargé de coordonner les positions avec les "pensionnaires d’Aulnay". Dépourvu d’administration propre à la tête du GPRA, Abbas ne réunit autour de lui qu’un cabinet d’une demi-douzaine de collaborateurs parmi lesquels se distingue le jeune avocat de vingt-huit ans qui a déjà fait le tour du monde pour assurer la représentation du FLN au Caire, aux Nations unies (en 1957), à Accra (1958), à Monrovia (1959), en Indonésie, à Londres et ailleurs. Le 21 juin 1960, le GPRA envoie trois émissaires, Mohamed Benyahia, Hakimi Ben Amar, Ahmed Boumendjel, pour rencontrer à Melun le général Robert de Gastines (officier de cavalerie), le colonel Mathon (cabinet militaire de Michel Debré) et Roger Moris (ancien contrôleur civil au Maroc) qui doivent préparer de futurs entretiens de Gaulle-Ferhat Abbas. Mais la délégation réclame des rencontres au niveau le plus officiel, un entretien avec les prisonniers d’Aix, notamment Ahmed Ben Bella, une liberté de manœuvre vis-àvis de la presse et les ambassades étrangères, une plate-forme officialisant les contacts (1). Les deux hommes avaient, et garderont, plus d’un trait commun : une intégrité à toute épreuve, un esprit libéral et pondéré. Il y eut Melun, puis le premier et le second Evian. Benyahia est toujours là.
Dans une récente contribution consacrée aux accords d’Evian, Daho Ould Kablia (2) le signale comme particulièrement actif, au centre du dispositif, à partir de la fin de l’année 1961. Le 28 octobre 1961, avec Redha Malek, il rencontre secrètement De Leusse et Chauyet pour obtenir de substantielles concessions : "Quelques progrès sont enregistrés. Mais les Algériens insistent sur la libération des cinq détenus (les prisonniers d’Aix : Boudiaf, Ben Bella, etc. ndlr), ou à tout le moins, la possibilité de les rencontrer. Des assurances leur sont données à cette fin." Le 8 novembre de la même année, les mêmes émissaires se retrouvent et échangent des documents se rapportant à quatre dossiers : la nationalité, le statut de l’armée française et le calendrier de son retrait, le régime transitoire et les bases aériennes françaises au Sahara et au centre de Reggane. Plus tard, le 9 décembre 1961, De Leusse est accompagné de Joxe pour retrouver Benyahia et Dahlab. A l’issue de la rencontre Benyahia est autorisé à rendre visite à Ben Bella. "Cette visite fait évoluer les choses", commente Daho Ould Kablia. Albert Paul Lentin, qui a suivi de près les négociations d’Evian, le décrit ainsi : "Ce jeune renard aux traits aigus et à l’œil futé se distingue non seulement par une astucieuse subtilité, mais par une volonté de fer. Efficace et avisé, il va de l’avant, en dépit de sa santé chancelante et il se fraie son chemin coûte que coûte, à force de prudente ténacité et de dynamisme contrôlé." Avant que notre pays ne recouvre sa souveraineté, il fut encore chargé de présider la réunion du CNRA à Tripoli (Libye) en 1962. Il y présidera la commission de sondages, avant de déplorer l’incurie des congressistes et de déposer sa démission et celle de ses deux collègues. Benyahia, qui connaissait par cœur les poèmes de Jacques Prévert, souffrait du mépris qu’affichaient les nouveaux maîtres de l’Algérie à l’endroit des "diplômés" et de la "chasse aux sorcières" qui leur était faite — le Bureau politique du FLN ne comprenait aucun diplômé et leurs candidatures à l’Assemblée constituante désignée par le Bureau politique étaient systématiquement écartées. Il prendra du recul en s’exilant comme ambassadeur à Moscou et à Londres.
Un ministre d’exception
Il occupera son premier poste ministériel de l’Algérie indépendante à la tête de l’information et de la culture (octobre 1966). A ce poste, de 1967 à 1971, l’Algérie lui doit, notamment, le succès éclatant du premier et dernier Festival panafricain de la culture et de la jeunesse qui vit les rues d’Alger vibrer aux rythmes de Myriam Makeba chantant Africa et Manu Dibango glorifiant "Moretti" en 1969. A l’enseignement supérieur, poste qu’il occupe de juillet 1971 à 1977, il est notamment l’artisan de la réforme et de la démocratisation du secteur, avant d’œuvrer à fédérer les organisations estudiantines dans le cadre commun de l’UNJA, unies dans l’action commune (même si les visions et les desseins des uns et des autres demeuraient divergents). A l’enseignement supérieur, il y fait aboutir une profonde réforme de l’Université algérienne : cinq ans plus tard, le temps que les choses mûrissent, à partir de 1976 l’Algérie formera un millier de médecins, autant de scientifiques, etc. Dans le même temps, il arrive l’institution universitaire au train des transformations sociales.
Le 12 juillet 1973, à l’adresse des étudiants volontaires, en présence du chef de l’Etat, les propos sont empreints de gramscisme : "Votre présence prouve que vous refusez l‘université bourgeoise, l’université citadelle, que vous rejetez l’extraterritorialité culturelle pour rentrer dans le pays réel." Jean Leca et Jean-Claude Vatin voient dans cette position un "mixage des termes marxistes (université bourgeoise), nationalistes (extraterritorialité), voire franchement traditionalistes (le "pays réel")(3). L’avocat, issu des couches aisées citadines de Jijel, a bien rompu avec ses intérêts originels pour se mettre au seul service de ceux des couches les plus défavorisées et qui, au demeurant, ont le plus donné pour la Révolution. Plus tard, son nom sera étroitement associé à la rédaction de la sacro-sainte Charte nationale et de l’ordonnance mythique portant révolution agraire, deux textes fondateurs d’un "socialisme spécifique" soucieux de concilier la dimension sociale de l’Etat projetée par le Congrès de la Soummam (elle se réduira vite à une forme rentière et distributive du pouvoir) et une identité nationale construite autour de l’Islam, religion du peuple et de l’Etat. Quelques-uns de ses proches collaborateurs encore en vie rapportent sa réaction à la traduction arabe usuelle des rapports sociaux par "l’exploitation de l’homme par son frère l’homme". Il réfutait la fraternité qui pouvait lier l’exploité à l’exploiteur !

Aux Finances (1977-1979), et aux Affaires étrangères (1979 à sa mort), il s’illustra dans le dénouement de l’affaire des otages de l’ambassade américaine à Téhéran en 1981 avant de reprendre son bâton de pèlerin de la paix en qualité de chargé d’une mission de bons offices entre l’Irak et l’Iran. Mohamed Seddik Benyahia a été l'artisan de la libération en janvier 1981 des otages américains détenus en Iran après la révolution iranienne en 1979. Il est mort au-dessus de la frontière entre l'Iran et la Turquie le 3 mai 1982 et avec lui une délégation du MAE composée de 15 cadres, son avion ayant été abattu par un tir de missile dont l'Irak est, sans l’ombre d’un doute, responsable. D’année en année, les conditions de sa disparition livrent, en effet, de plus en plus leurs mystères, et l’accumulation des faits autorise à privilégier la piste irakienne dans la responsabilité de l’attentat. Peu de temps avant l’incident, le 17 avril 1982, Saddam Hussein avait reçu le chef de la diplomatie algérienne mais aucun compte-rendu ne rend compte de la teneur de leurs entretiens. On sait, par contre, que le leader irakien avait déchiré, en direct à la télévision, le texte des accords de paix conclus avec le shah d’Iran à Alger en 1975. Outre qu’ils devaient souder le front des pays producteurs et exportateurs de pétrole, ces accords avaient mis fin au conflit opposant Baghdad et Téhéran à propos de Chott El Arab, à l’endroit où le Tigre et l’Euphrate se jettent dans le golfe Persique. Tactiquement, Saddam en tira grand profit ; il pouvait museler la rébellion kurde soutenue par l’Iran au Nord et provoquer la fuite de Barzani contre si peu : astreindre Khomeiny, alors réfugié chez lui, à se taire.
Le panarabisme du Baâth irakien et ses prétentions au leadership arabe ne devaient par ailleurs souffrir aucune contestation, ni de concurrence. Or, la médiation algérienne avait toutes les chances de réussir : elle était assise sur un bon dossier et conduite d’une main de maître. De plus, Saddam ne pouvait sincèrement et durablement se départir de sa conviction qu’un Arabe ne peut pas arbitrer un conflit entre un Arabe et un non-Arabe, convaincu qu’il était que «l’ennemi d’un pays Arabe est l’ennemi de tous les Arabes».
La piste irakienne
L’attitude des responsables irakiens de l’époque ne concourt donc pas à les disculper. Loin de là. Ils se contentèrent de rejeter les accusations iraniennes dans un communiqué des plus sommaires. Même feu Bachir Boumaza, ex-président du Conseil de la Nation, dont on ne peut douter de l’amitié sincère qu’il portait au régime de Saddam et de l’aversion qu’il ressentait pour les mollahs, avoue "trouble" et "soupçon". Un détail l’intrigue au point d’en faire part ouvertement à Tarek Aziz, le puissant chef de la diplomatie irakienne : son absence aux funérailles de Benyahia ! "Je comprends à vos questions que mes propos ne vous ont pas totalement convaincu", lui avait alors déclaré Tareq Aziz. Boumaza conclut son compte-rendu de l’entretien avec le responsable irakien par des propos quelque peu amers : «Même si Baghdad arrivait à convaincre de sa bonne foi le gouvernement algérien, il lui resterait à dissiper le malaise ressenti dans le public, même en Irak, à la suite de double drame, la disparition de toute une équipe de médiateurs et, avec eux, celle des espoirs de paix que leur voyage avait soulevés.» (4) Ahmed Taleb Ibrahimi, successeur de Benyahia aux affaires étrangères, et qui avait pris le relais de l’enquête sur les conditions de l’accident, est aujourd’hui encore frappé par la froideur des réactions de Saddam au faisceau de preuves réunies par les enquêteurs algériens. Le leader irakien ne lui opposa que distance et silence. Or, qui ne dit rien consent. La piste iranienne est enfin suggérée par Tareq Aziz lui-même. C’est ce qui fait d’ailleurs sa faiblesse. Elle repose sur l’affirmation que le missile soviétique dont on a retrouvé des morceaux avec l’épave de l’avion détruit était également fourni aux Iraniens par les Libyens, les Syriens et les Coréens. L’accusation ne semble pas tenir. Quel intérêt ont ces trois Etats à assassiner un médiateur que Khomeiny, habituellement réfractaire, avait pourtant consenti à recevoir et à entretenir longuement ? Ceux qui évoquent la piste syrienne indiquent que Damas avait intérêt à nourrir la guerre et à voir son encombrant voisin s’y empêtrer, mais aucun fait matériel ne vient asseoir leurs assertions.
Il reste la piste israélienne. Elle repose sur trois indices : primo, l’assistance logistique et technique d’Israël à l’Iran, plus particulièrement dans les secteurs sophistiqués de l’aviation et des missiles (les Iraniens réussirent à obtenir d'Israël des pièces détachées de chars M-48 et M-60) ; secundo, l’assassinat en 1948 d’un autre médiateur, le comte Bernadotte, et tertio, l’opposition foncière de Tel-Aviv à toute paix qui permettrait à l’Irak de reconstruire son potentiel économique et militaire et assoirait le pouvoir clérical de Téhéran. En attendant que l’Histoire livre tous ses secrets, il revient à notre pays de rendre à Benyahia toute la place qu’il mérite dans la glorieuse Histoire de la construction de l’Etat (et non des pouvoirs étroits qui l’ont par moment pris en otage, comme au temps du coup d’Etat). "On a englouti l’Histoire pour effacer le nom des acteurs (…). Chez nous, l’hommage n’est rendu qu’aux morts... Et pourtant, il est des morts qui dérangent et dont on craint l’ombre", écrivait feu M’hamed Yazid, le 4 mai 1993, dans une évocation du souvenir de Mohamed Seddik Benyahia. Il ne pouvait pas si bien dire.
Ammar Belhimer
Ce texte est une version développée et enrichie d’une contribution- hommage publiée sous forme de chronique du mardi, il y a un an.
Notes :
(1) Benjamin Stora- Zakya Daoud : Ferhat Abbas, une autre Algérie, Casbah Editions, 1995, pp. 330-331.
(2) Daho Ould Kablia, Les Accords d’Evian : Contacts, négociations et pourparlers algéro-français durant la lutte de libération nationale (1954-1962), Conseil de la Nation, Alger 2011, pp. 9-31.
(3) Jean Leca et Jean-Claude Vatin, L’Algérie politique : institutions et régimes, Presses de la Fondation des sciences politiques, Paris 1975, p. 252.
(4) On retrouvera un exposé détaillé de la version de Tareq Aziz dans le livre de Bachir Boumaza, Ni émir ni ayatollah, pp. 276-277.


mercredi 8 janvier 2020


"CAF Awards" 2019 : Quatre trophées pour l’Algérie

Par Abdou Baldoro 08/01/2020


Belmadi Zetchi CAF Awards


L’Algérie a remporté quatre trophées à la cérémonie de la 28 e édition des "CAF awards" qui s’est déroulée mardi soir à Hurghada (Egypte), dont celui de meilleure équipe africaine pour la sélection nationale sacrée championne d’Afrique 2019. Les autres distinctions algériennes ont été décrochées à titre individuel, par Youcef Belaïli élu meilleur joueur africain interclubs, Djamel Belmadi meilleur entraîneur d’une équipe masculine et Ryad Mahrez pour le meilleur but de l’année. Le Président de la Fédération algérienne de football, Kheirddine Zetchi, qui a reçu le trophée de meilleure équipe africaine 2019, s’est dit « heureux et fier » d’avoir contribué au retour de l’Algérie au premier plan continental avec la consécration des Verts à la CAN-2019 en Egypte, 29 ans après le premier titre remporté en Algérie. « Je suis très fier de ce trophée que je dédie à tous les Algériens du monde », a-t-il déclaré. De son côté, le sélectionneur national, Djamel Belmadi, élu meilleur entraîneur d’une équipe masculine africaine, a dédié cette distinction au peuple algérien, aux joueurs qui sont les principaux acteurs sur le terrain et aux membres de son staff technique. « La CAN a été fantastique avec 24 équipes participantes. Je dédie ce trophée à mon pays et à notre peuple qui mérite ce bonheur », a-t-il dit.

Le capitaine des Verts, Ryad Mahrez, qui a raté le trophée de meilleur joueur africain au profit du Sénégalais Sadio Mané, a également été honoré lors de cette soirée avec le trophée de meilleur but de l’année, inscrit en demi-finale de la CAN-2019 face au Nigéria sur un coup-franc direct dans le temps additionnel pour offrir la qualification à l’Algérie, sacrée en finale face au Sénégal (1-0). Belaïli, qui a enregistré un retour fracassant chez les Verts en étant un des principaux artisans du sacre en Egypte, a pour sa part été récompensé pour sa riche saison 2019 avec deux titres continentaux remportés. La Ligue des champions d’Afrique avec l’ES Tunis et la Coupe d’Afrique des nations avec l’Algérie. Chez les dames, le titre de meilleure joueuse est revenu à la nigériane Asisat Oshoala, alors que le trophée de meilleure équipe féminine a été remporté par le Cameroun.




dimanche 5 janvier 2020






Congrats Canada!





Annulation de l'I.R.G pour les nécessiteux 





La décision du président d'annuler l'I.R.G pour les citoyens à faible revenu est un pas vers une certaine justice sociale pour les classes les plus nécessiteuses qui furent lésées par le système de Bouteflika durant les vingt dernières années aux dépends de l'oligarchie . J’espère que l’application de cette nouvelle mesure ne va pas ouvrir la porte aux dépassements dans son application, - ce qui reste le problème majeur du pays. Il faudrait que les services concernés arrivent, en toute objectivité et honnêteté, à dresser une carte nationale des franges les plus nécessiteuses pour que cette mesure puisse être la plus effective possible, et par-dessus tout pour éviter les dépassements de l’administration à travers le clientélisme et l’affairisme, et autres pots de vins.
Toutes les décisions et mesures que peuvent prendre le président et l’exécutif seront tributaire du degré de sérieux et d’honnêteté des paliers inférieurs à qui revient la charge de mettre en pratique la politique sociale du l’état. Arriver à endiguer l'opportunisme et les affaires sur le dos des politiques Economiques et sociales de l’état reste la clef pour la réussite du programme du président et de son gouvernement !
Pour se faire, il faudrait que les responsables de la mise en application de ces mesures aient conscience de l'importance de leur rôle dans l’élaboration de cette politique, et que les pouvoirs publics arrivent a installer un mécanisme de surveillance et de suivi pour s'assurer que cette mesure soit la plus efficace possible

Top of Form

Pourquoi on ne pourra jamais recouvrir l'argent spolié:




Juste pour l'information: Tous ceux et celles qui ont un minimum de culture politique vous diront que le discours consommable durant les compagnes électorales est souvent incompatibles avec la réalité du terrain. Pour ce qui est de la promesse de recouvrir les deniers publics spoliés, c'est plus qu'une chimère pour les raisons suivantes :
:- - Le stratagème utilisé pour avoir droit aux sommes colossales est plus qu’ingénieux. Les hommes dits d'affaires avaient réussi à se faire octroyer des projets publics à condition d'avoir un partenaire étranger censé apporter la technologie comme plus-value a la réalisation en formant les jeunes Algérie, se faisaient payer 50% du montant total du projet en $ avant même le début des travaux. Entre temps, les mêmes homme d'affaires, ou affairistes, s’effaraient à créer des entreprises bidons en Europe et les présentaient comme partenaires étrangers.
- - Les 50% en avance sur le montant du projet était transféré à travers le canal officiel, la plupart du temps par swift, sur le compte de la société écran créée par les mêmes hommes d'affaires.
-- Les millions de $ étaient investis dans d'autres sociétés écrans ou utilises pour l'achat de biens immobiliers, voir transférés sur des comptes offshores dans les paradis fiscaux.
- Entre temps, les ministres, premiers en particulier, gelaient les projets en question pour cause de restrictions budgétaires ce qui voulait dire que les bénéficiaires des projets pouvaient vaquer à leurs affaires en toute quiétude.
- - Les millions transférés en Europe l’étaient en toute légalité et par le canal officiel ce qui revient à dire qu’ aucun motif valable ne peut être évoqué pour bâtir un dossier au niveau des instances judiciaires des pays Européens.
- - Les sommes qui ont été placées dans les paradis fiscaux sont inextricables au regard de la sainte confidentialité bancaire.
- Dans le cas où le président faisait allusion au recouvrement des sommes par la nationalisation des entreprises des hommes d'affaires emprisonnés, on doit se poser la question suivante: est-ce-que l’état a l’heure actuelle a les moyens nécessaires pour s'approprier des entreprises comme par exemple ERTBH de Ali Haddad qui, pour rappel, emploie 17000 personnes et détient pas mal de projets publics toujours en cours de réalisation.
Par Salah Eddine Chenini

samedi 4 janvier 2020





Enjeux géostratégique aux frontières Est









Les manœuvres au niveau politique, et les mouvements des troupes devient préoccupant par rapport a la situation en Libye et la relation avec le cours des choses dans le pays est la volonté de la France en premier lieu de s’immiscer dans le conflit Libyen. Haftar a l’instar de la France et de la Turquie savent pertinemment que les troupes de ce dernier n’ont pas la puissance de feu nécessaire pour face a l’armée Algérienne. Ils sont conscients aussi que même en termes de guerre type « guérilla », l’Algérie aura un avantage au vu de son expérience acquise durant dix longues années dans la lutte anti-terrorisme, ce qui revient a dire qu’il ne va jamais prendre le risque de faire le pas vers les frontières Algériennes. Le danger par contre reste si la France et la Turquie venaient à s’installer en Libye, on aura deux éléments hostiles a surveiller, et l’autre menace est le pétrole et le gaz Libyen.  La France aura une nouvelle source d’approvisionnement qui va la libérer de la mainmise du Gaz Algérien, Cette option sera aussi un exutoire pour l’Égypte qui malgré qu’elle bénéficie d’un prix préférentiel pour l’achat du gaz, elle pourra l’avoir gratuitement. Ce scénario   pourrait représenter un coup sérieux pour l’économie Algérienne


Priorités des priorités



















Salutations...

Je crois qu'a l'heure actuelle, et au vu de la situation globale, on doit faire bloc derrière le nouveau président et la composante du gouvernement. Certes, je suis d'accord que le résultat des élections n'est pas représentatif du choix de la majorité des Algériens, mais on sait tous que pour initier un changement a ce niveau ça va prendre du temps.
Personnellement, je crois intimement que M.Tebboune est loin d’être stupide; il a bien comprit que ce qui a cause la perte de Bouteflika est les fausses promesses et surtout les déclarations farfelues et provocatrices des Ould Abess, Sellal, et autre Ouyehia,- a un moment ou le 5 -ème mandat s’acheminait vers une concrétisation certaine.
M.Tebboune s’est engagé devant 40 millions a apporter des reformes sur la constitution et sur le fonctionnement des institutions de l’état. Il est conscient, ce qui est une première dans les anales du pays, que désormais tout homme politique de premier plan sera sous la loupe de cette jeunesse qui semble reprendre conscience de son rôle dans le processus de changement, et s’implique dans la politique du pays.
En ce qui e concerne, avant même d’entamer le chantier des reformes politiques et institutionnelles, la priorité reste le volet économique et social. Il faut trouver les mécanismes pour mitiger les politiques économiques et financières des 20 dernières années dont les premiers effets vont se faire sentir des cette année. Il faut trouver des solutions pour arriver à finaliser un budget, et je ne parle même pas d’équilibre budgétaire car on en est encore loin de cette idée, a travers l’application de la loi en matière de recette fiscales hors hydrocarbures, - qui reste le plus grand chantier du pays. En effet, les recettes fiscales hors hydrocarbures sont de l’ordre de 12 % seulement, ce qui revient à dire qu’il y a 88% de recettes en évasion fiscale. La première étape serait d’analyser où se trouve le décalage. Pourquoi les services concernés ne sont pas capables de percevoir les 88 % qui pourraient alléger le trésor public, et réduire le déficit. Puis il faut trouver les mécanismes adéquats pour arriver à éliminer l’évasion fiscale. Puis il faut trouver des solutions pour combattre l’inflation en essayant d’équilibrer la balance commerciale. Il y a aussi les transferts sociaux qu’il faut analyser. Un certain Ould Abess nous a gratifié à un certain moment que l’Algérie était en avance sur la Suède en matière de transferts sociaux. Dans sa connerie, il ne s’est pas rendu compte que cette déclaration voulait dire que le taux de misère et de pauvreté était supérieur a celui de la Suède. Les transferts sociaux sont a 80% du budget ce qui revient à dire que la situation sociale et économique de la majorité des Algériens est catastrophique. Même avec ça, personnellement je pense qu’on peut réduire cella car j’ai l’intime conviction qu’un nombre important de ces transferts vont à des personnes dont ils n’ont nullement besoin. Ceci revient à dire qu’il faut arriver à créer une carte informatisée de la richesse en Algérie pour pouvoir distribuer les aides de façon équitable et effective.  Il est impératif, dans cet esprit, d’imposer une taxe sur la richesse que les « députés » n’ont pas voulu voter.
Il faut impérativement revoir le système bancaire qui reste en décalage avec la réalité du mode de fonctionnement a l’échelle international. Il faut que les banque arrêtent d’être des guichets a billets, et commencent à fonctionner comme des banques dont la vocation est de faire de l’argent ou en d’autres termes d’engager des bénéfices. Il faudrait que l’état arrête d’instruire les banques à prêter de l’argent aux entreprises publiques sans gages et sans qu’elles puissent être souveraines ou / ou en mesure de récupérer ses emprunts.
Il faut repenser, voir s’inspirer de nos voisins marocains, a comment aider les binationaux a faire rentrer leur argent ce qui peut aider la banque d’Algérie. Pourquoi ne pas ouvrir des bureaux satellites en Amérique du Nord,- comme c’est le cas pour les Marocains.
Il faut redynamiser le secteur prive pour atteindre un taux d’intégration qui aidera à endiguer le chômage qui va grimper jusqu’ a13 % en 2020.
Il y a tant de choses à faire que l’on peut échanger vous et moi, mais la priorité reste le volet économique et social sans oublier le côté sécuritaire qui reste une menace constante. 

Qu’en dites-vous Cher amis?

Chenini Salah Eddine  

jeudi 2 janvier 2020

Canada Perfectly Described In 30 Photos

If you ask anyone about Canada they will describe it as the maple syrup country and of course, they will associate it with their kindness. But the truth is… it’s quite similar actually with just some more details which makes it even better and we have 30 photos to prove it.
I mean where else do you see police officers wearing cartoon-theme pajamas in the middle of their duty?