jeudi 2 janvier 2020



Le tombeau nucléaire canadien, un projet de 23 milliards

Des réservoirs d'entreposage de déchets nucléaires au complexe nucléaire de Bruce, près de Kincardine.


Daniel Carrière
 Mis à jour le 
Que doit-on faire des déchets les plus dangereux de nos centrales nucléaires? Le Canada planifie la construction d'un site d'entreposage souterrain à toute épreuve en Ontario, qui pourra même résister aux glaciers qui le recouvriront dans des milliers d'années.



Les 19 réacteurs CANDU canadiens encore en fonction produisent chaque année 90 000 grappes de combustibles irradiés. On estime qu’il y aura d’ici quelques années 5 millions de grappes hautement radioactives qui s’accumuleront sur le territoire canadien. Ces grappes sont si dangereuses qu’il suffirait d’y être exposé quelques minutes pour recevoir des doses de rayonnement mortelles.
On voit un objet métallique de forme cylindrique formé de plusieurs tiges regroupées.Agrandir l’image(Nouvelle fenêtre)
Une grappe de combustible CANDU
PHOTO : SOCIÉTÉ DE GESTION DES DÉCHETS NUCLÉAIRES
Lorsque le combustible des centrales quitte le réacteur, il dégage tellement de chaleur qu’on doit plonger les grappes dans des piscines de refroidissement pendant près d’une décennie. Ce n’est qu’après toutes ces années passées dans l’eau qu’on les transfère vers des sites de stockage à sec. Les déchets radioactifs sont alors encapsulés dans des structures de béton armé construites à quelques mètres des réacteurs.
Au Québec, les déchets radioactifs les plus dangereux se trouvent à l’ancienne centrale nucléaire Gentilly-2, près de Trois-Rivières. Même si la centrale d’Hydro-Québec est fermée depuis six ans, on trouve toujours sur le site 130 000 grappes de combustible irradié.
On voit de grosses structures de béton horizontales, alignées. Agrandir l’image(Nouvelle fenêtre)
Construction de deux imposants modules Canstor, à Gentilly, qui servent à stocker le combustible.
PHOTO : RADIO-CANADA / JOSÉE DUCHARME
Le problème est que ces silos de béton sont des solutions temporaires. Ils ont une espérance de vie de 50 ans, alors que les matières fissiles qu’ils contiennent demeurent radioactives pendant des centaines de milliers d’années. En 2002, le gouvernement fédéral a créé la Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) pour trouver une solution à long terme à ce problème; une solution qui soit socialement acceptable, techniquement sûre et économiquement viable.
Après avoir lancé une série de consultations publiques, cette société à but non lucratif a décidé de construire un « tombeau nucléaire ». Il est question d’enterrer les déchets les plus radioactifs à un demi-kilomètre sous terre. Ce tombeau doit isoler et confiner les déchets nucléaires pour une période indéfinie. Construire ce dépôt géologique profond prendra plusieurs années et coûtera 23 milliards de dollars. Conformément au principe du « pollueur-payeur », les producteurs et les propriétaires de déchets sont responsables du financement du projet. Hydro-Québec, Ontario Power Generation, Énergie Nouveau-Brunswick et Énergie atomique du Canada versent des cotisations annuelles pour la construction du futur tombeau nucléaire canadien.
On voit en coupe la représentation d'un dépôt souterrain destiné à recevoir les déchets nucléaires.Agrandir l’image(Nouvelle fenêtre)
Schéma d'un dépôt géologique en profondeur, réalisé par la Société de gestion des déchets nucléaires.
PHOTO : SOCIÉTÉ DE GESTION DES DÉCHETS NUCLÉAIRES

À la recherche de volontaires

Tous les pays producteurs d’énergie nucléaire sont présentement à la recherche du site idéal pour construire leur tombeau nucléaire. Au Canada, on trouve actuellement des déchets de haute activité dans quatre provinces canadiennes : le Manitoba, l’Ontario, le Québec et le Nouveau-Brunswick. La SGDN veut regrouper ces déchets dans un seul site.
Pour construire le tombeau nucléaire canadien, cette agence sans but lucratif cherche des volontaires, des communautés qui souhaiteraient accueillir le dépôt géologique sur leur territoire. Après qu'elle eut lancé l’invitation en 2010, 22 communautés canadiennes ont manifesté un intérêt. C’est que le tombeau nucléaire canadien va générer d’importantes retombées économiques.
Pour être choisies, les villes participantes doivent s'engager dans un long processus de sélection. Elles doivent avoir un bon système de transport, elles doivent consulter leurs populations respectives et obtenir l’appui des communautés autochtones, et surtout, elles doivent avoir un sous-sol particulier qui puisse accueillir ces déchets en toute sécurité.
Des 22 volontaires du début, il ne reste plus que cinq villes encore à l’étude, toutes situées en Ontario. Ignace, Manitouwadge et Hornepayne sont dans le Nord de l’Ontario; Huron-Kinloss et South Bruce sont près du lac Huron, à trois heures de route de Toronto.
La carte montre les cinq sites en Ontario : Ignace, Hornepayne, Manitouwadge, South Bruce et Huron-Kinloss.Agrandir l’image(Nouvelle fenêtre)
Les cinq sites encore à l'étude pour la construction du dépôt.
PHOTO : SOCIÉTÉ DE GESTION DES DÉCHETS NUCLÉAIRES

Résister aux glaciers

L'hiver dernier, la SGDN a commencé ses premiers forages à Ignace, dans le Nord de l’Ontario. On prévoit que l’analyse géologique des cinq sites encore à l’étude prendra plus d’une décennie. C’est qu’on recherche un site qui a une géologie particulière.
Le tombeau sera excavé dans un roc extrêmement solide, sans failles et sans eaux souterraines. Ce dépôt géologique doit résister non seulement aux tremblements de terre, mais aussi à une épaisseur de glace. Selon les géologues de la SGDN, des murs de glace de 3 km vont recouvrir le tombeau au cours de la prochaine ère glaciaire.
On voit en plongée la machinerie qui sert à forer. Tout autour, la forêt de conifères enneigés.Agrandir l’image(Nouvelle fenêtre)
Les forages à Ignace, en Ontario
PHOTO : RADIO-CANADA

100 000 cercueils de cuivre

Pour éviter que les grappes irradiées ne soient écrasées par le poids des glaciers, la SGDN travaille sur plusieurs méthodes de confinement. On enferme les grappes de combustible dans 100 000 cercueils d’acier au carbone. Pour les protéger de la corrosion, on recouvre ces cercueils d’une mince couche de cuivre.
On voit le cercueil de forme cylindrique.Agrandir l’image(Nouvelle fenêtre)
Un cercueil d'acier recouvert de cuivre qui sert à stocker les grappes de combustible.
PHOTO : SOCIÉTÉ DE GESTION DES DÉCHETS NUCLÉAIRES
Pour les rendre encore plus étanches, on enferme le cylindre de cuivre dans une boîte qui a la forme d’un sarcophage. Les parois de ce sarcophage sont en bentonite, une poudre d’argile qui gonfle au contact de l’eau. Si les produits radioactifs parviennent à s’échapper de leur confinement, il restera une dernière barrière d’isolement.
Le tombeau sera construit à 500 mètres sous terre. Les produits de fission qui s’échapperaient de leur cercueil mettraient plusieurs milliers d’années pour remonter à la surface. Il s’écoulerait alors suffisamment de temps pour qu’ils perdent leurs propriétés radioactives.
Un voit un chariot élévateur qui soulève un bloc de couleur griseAgrandir l’image(Nouvelle fenêtre)
Un sarcophage de bentonite
PHOTO : RADIO-CANADA

Des convois nucléaires pendant près de 40 ans

Une fois le site définitif aura été sélectionné, il faudra transférer près de 5 millions de grappes hautement radioactives vers le tombeau nucléaire canadien. On estime que cela va prendre 40 ans pour acheminer toutes ces grappes vers le dépôt géologique.
Plusieurs scénarios sont à l’étude, mais pour l’instant, il n’est pas question de les faire transiter par bateaux. Les déchets hautement radioactifs canadiens vont donc voyager par trains ou par camions. Si les déchets doivent être acheminés par la route, près de 600 camions de transport s'y consacreront chaque année.
Sur les rails, le transport nécessiterait une soixantaine de trains par année, et ce, pendant 38 ans. Ces déchets sont des matières nucléaires à risque élevé. Pour les déplacer, un plan d’urgence ainsi qu'un permis de transport de la Commission canadienne de sûreté nucléaire sont requis.
Pour sortir le combustible des centrales nucléaires, on utilise des colis qui répondent aux exigences de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Afin d'être homologués, ces colis passent une série de tests qui démontrent la force de leur blindage : on les fait tomber d’une hauteur de 9 mètres et on les immerge dans 200 mètres d’eau. Ces colis doivent aussi être à l’épreuve des flammes et résister à des feux de 800 degrés Celsius.
La SGDN nous dit que ces colis sont parfaitement étanches et que les usagers de la route n'ont pas à craindre pour leur sécurité lorsqu'ils croisent un convoi nucléaire. Mais pour des raisons de sécurité, l’itinéraire de ces convois ne sera pas rendu public.

Algérie: nouveau gouvernement de 27 membres, dont six de l’ancienne équipe.


J’aurais souhaité voir Monsieur Barnaoui maintenu dans son poste de ministre de la Jeunesse et des Sports au vu de ce qu’il a pu démontrer en termes de connaissance de la situation actuelle de ce secteur, et au regard du fait qu’il soit du domaine, - advenant que ce n’est pas lui qui ait demandé d’être exempté de ses responsabilités. 






AFP
Dimanche, 31 mars 2019 15:32MISE À JOUR Dimanche, 31 mars 2019 18:12
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a nommé dimanche un nouveau gouvernement, censé apaiser la contestation inédite auquel il fait face depuis plus d’un mois et dont disparaissent comme promis la plupart des piliers.
Le puissant chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, qui a récemment suggéré que le départ du pouvoir de M. Bouteflika permettrait de sortir de la crise née de la contestation, reste vice-ministre de la Défense et en 2e position dans l’ordre protocolaire, derrière le premier ministre Noureddine Bedoui.
Le portefeuille de la Défense est détenu par M. Bouteflika lui-même, constitutionnellement chef suprême des armées.
Surprise, Ramtane Lamamra, nommé le 11 mars vice-premier ministre au côté de M. Bedoui et chef de la diplomatie, ne figure pas dans la liste. C’est Sabri Boukadoum, 60 ans, jusqu’ici ambassadeur d’Algérie à l’ONU, qui hérite du portefeuille des Affaires étrangères.
Il aura fallu environ 20 jours à M. Bedoui pour constituer ce gouvernement, un probable record en Algérie. Les médias ont longuement fait état des difficultés du premier ministre pour former son équipe et des nombreux refus qu’il a essuyés, ni l’opposition ni la société civile ne souhaitant intégrer un gouvernement en pleine contestation populaire.
Noureddine Bedoui avait promis un gouvernement de “technocrates”, puisant dans les “jeunes compétences, hommes et femmes” de l’Algérie.
L’équipe ne compte pourtant que cinq femmes, dont trois figuraient déjà dans l’ancien gouvernement, pour 23 hommes (y compris M. Bedoui).
La majorité des entrants étant des inconnus sur la scène politique algérienne, il est difficile d’apprécier le réel rajeunissement, promis par le premier ministre à un pays dont la moitié de la population a moins de 30 ans et peine à se reconnaître dans ses dirigeants.
Parmi les figures connues, le nouveau ministre des Finances, Mohamed Loukal, jusqu’ici gouverneur de la Banque d’Algérie, a 68 ans. Le PDG du distributeur public d’électricité et de gaz Sonelgaz, Mohamed Arkab, 52 ans, est nommé ministre de l’Énergie.
Nouvelle venue, Meriem Merdaci, éditrice de 35 ans, nommée ministre de la Culture. L’autre femme nouvellement nommée est Djamila Tamazirt, à l’Industrie et aux Mines, dont la biographie n’est pas connue dans l’immédiat.
En revanche, la promesse est tenue en ce qui concerne les technocrates, plusieurs nouveaux ministres ayant auparavant été hauts fonctionnaires dans le ministère désormais sous leur tutelle.
M. Bedoui, détenteur du portefeuille jusqu’à sa nomination à la tête du gouvernement, est ainsi remplacé à l’Intérieur par Salah Eddine Dahmoune, auparavant secrétaire général du ministère.
Addelhakim Belabed, nouveau ministre de l’Éducation, occupait les mêmes fonctions dans son ministère, et son nouveau collègue de la Santé Mohamed Miraoui, 54 ans, était jusqu’ici le directeur de la Santé à Alger.
De tous les gouvernements depuis plus de 15 ans et proche du chef de l’État, Tayeb Louh, ministre de la Justice depuis 2013, est remplacé par Slimane Brahmi, un magistrat à la longue carrière ayant notamment présidé la Cour de justice d’Alger.
Parmi les autres partants importants figure Abdelkader Messahel, ministre depuis 2013. Il avait déjà transmis, le 11 mars, son portefeuille des Affaires étrangères à Ramtane Lamamra, qui ne l’aura gardé que 20 jours.
Sont également partants Nouria Benghabrit, ministre de l’Education depuis 2014, ou Mohamed Aïssa, ministre des Affaires religieuses et des Wakfs (biens religieux) depuis 2014 et remplacé par Youcef Belmehdi.
Outre MM. Bedoui et Gaïd Salah, ne restent de l’ancienne équipe que Tayeb Zitouni (Moudjahidine - les anciens combattants), Houda Imane Feraoun (Poste et Télécommunications), Ghania Eddalia (Famille et Condition féminine), Said Djellab (Commerce), Abdelkader Benmessaoud (Tourisme et Artisanat), Fatma Zohra Zerouati (Environnement).
Dimanche soir, une centaine de personnes ont commencé à manifester dans le centre d’Alger après l’annonce du gouvernement, en scandant “les marches (de protestation) ne vont pas s’arrêter”. Ces manifestants ont été salués par de très nombreux coups de klaxon des automobilistes.


Le pape François s'énerve contre une fidèle puis s'excuse



A mon humble avis, il faut aussi et surtout observer la façon dont la dame a tiré la main du saint Pontife. Il y a des façons de faire valoir sa ferveur envers le saint homme, - qui reste un homme après tout. Le tirer de la sorte, et insister à lui serrer la main n’avait lieu d’être. Donc, je crois que sa réaction est plus que légitime ! Je crois, en revanche, que sa garde rapprochée n’a pas fait son travail correctement.

Karim Tabbou et Fodil Boumala libérés

Selon Alg.360.com, Karim Tabbou et Fodil Boumala libérés: Deux autres activistes et détenus d’opinion, à savoir Karim Tabbou et Fodil Boumala, vient d’être libérés aujourd’hui jeudi 2 janvier. Il est à noter que pas moins de 76 détenus d’opinion ont quitté la prison aujourd’hui, à travers plusieurs wilayas du pays.





Quelle belle nouvelle année et bonne nouvelle : Apres avoir appris la libération de Bouregâa, faire libérer M. Tabbou et Boumala ainsi que 64 autres activistes ou et simples marcheurs du Vendredi est un pas positif vers le dialogue. Que cette étape soit un nouveau départ vers le dialogue entre toutes le force vives du pays pour le faire sortir de la situation actuelle !




2019, l’année de tout un changement en Algérie: Rétrospective des événements les plus marquants.

























L’année 2019 aura été, sans conteste, une date qui fera date, après 1962, dans l’histoire de l’Algérie moderne. En effet, personne n’aura mise sur le renouveau de la jeunesse Algérienne sur le plan politique surtout après que le monde assista à la débâcle de tous les pays qui furent touches par ce qui fut le « printemps Arabe ». Le monde, en général, et les parrains du « printemps Arabe » en particulier, malgré leurs vaines tentatives d’exporter leur « printemps » à l’Algérie, furent déçus et résignés à penser que le peuple Algérien était déconnecté a jamais de la politique de son pays, et résigné à subir le dictat d’une bande de voyous de la politique. C’était sans compter avec cet extraordinaire mouvement du 22 Février initié, on a tendance à l’oublier, par les étudiants en médecine et par les jeunes des stades qui a travers des chants politiques envoyaient des signaux d’avertissement au système qui semblait en complète léthargie.
Ce mouvement, baptisé « Harak », allait émerveiller le monde par sa maturité politique et par-dessus tout par son pacifisme, et aboutir à un cataclysme politique au plus haut niveau de l’état : Non seulement, il aura sonné la glas pour  un président, et sa famille, que tout le monde pensait indétrônable, mais libera la justice qui engagea des procédures qui vit de puissants ministres, hauts commis de l’état, et autres puissants hommes d’affaires   faire face a la justice pour des détournements de deniers du peuple durant les vingt dernières années.
18 janvier : On a attribué au président Bouteflika d’avoir convoqué le corps électoral pour une présidentielle programmée pour le 18 avril et à laquelle ses alliés se sont immédiatement attelés à organiser sa ré-investiture, - malgré son impotence.
22 février : Des manifestations éclatent dans plusieurs wilayas le vendredi suivant les manifestations des étudiants en médecine le mardi contre la perspective d’une réélection du président à un cinquième mandat. Le « Harak » est né !
3 mars : La candidature de Bouteflika, malgré tout, est déposée par son directeur de campagne, Abdelghani Zaâlane, au Conseil constitutionnel, - ce qui conforte l’idée que les caciques du pouvoir voulaient faire un passage en force, et passer outre la volonté du peuple.
11 mars : Le clan présidentiel essaye de manœuvrer pour gagner du temps et renonce à la candidature à l’élection présidentielle du 18 avril et reporte cette dernière sans préciser de date. Le clan présidentiel essayer de marchander en demandant une année supplémentaire au pouvoir.
22 mars : Acculé par la pression de la rue, et sous pression de l’armée, Bouteflika promet au chef de l’état-major de l’A.N.P, Ahmed Gaïd Salah, qui lâcha le président, de démissionner au bout de deux jours.
26 mars : Devant l’inaction du clan présidentiel par rapport à la promesse de passer la main, le Général-Major Ahmed Gaïd Salah met en branle l’article 102 de la constitution déclarant l’inaptitude du président à exercer ses fonctions.
27 mars :  Dans un ultime sursaut pour sauver la pérennité du système, Said Bouteflika, Athmane Tartag, Mohamed Mediène, et Louisa Hanoune se réunissent pour écarter le Vice-Ministre de la défense Ahmed Gaïd Salah.

31 mars : Le président du F.C.E, Ali Haddad, est arrêté alors qu’il tentait de fuir vers la Tunisie de nuit et par voie terrestre.
1er avril : La justice ouvre des enquêtes sur la corruption ordonne des interdictions de sortie du territoire national (I.S.TN) à l’encontre de plusieurs capitalistes.
2 avril : Le président Bouteflika démissionne après une réunion de l’état-major de l’A.N.P exhortant à son départ immédiat.
7 avril : La liste des personnes frappées d’I.S.T.N se rallonge de 378 nouvelles fiches concernant des personnalités politiques et économiques de premier plan.
9 avril : L’ex-président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, devient chef d’État par intérim, et annonce la tenue d’une élection présidentielle pour le 4 juillet 2019.
22 avril : Les frères Kouninef, milliardaires et amis de longue date des Bouteflika, et Issad Rebrab sont arrêtés.
4 mai : Le sulfureux président du F.C.E, Ali Haddad, est arrêté alors qu’il tentait de fuir vers la Tunisie de nuit par la frontière terrestre est du pays.
5 mai : Said Bouteflika, Athmane Tartag, Mohamed Mediène, et Louisa Hanoune comparaissaient devant le tribunal militaire à Blida, -ce qui fut en soi un séisme politique.
17 mai : Les désormais ex-premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ainsi que d’anciens hauts responsables de l’État, comparaissent devant le procureur de la République.
1er juin : Le Conseil constitutionnelle annule, faute de candidats, l’élection prévue pour le 4 juillet, la reportant sans donner de date, et prolonge le mandat de Bensalah.
19 juin : Gaïd Salah déclare que « seul le drapeau algérien sera toléré dans les manifestations ». Des dizaines de manifestants portant l’emblème amazigh sont arrêtés depuis.
26 juin : Le recours au financement non-conventionnel est gelé pour l’exercice en cours (2019). Plus tard, le ministre des finances déclarera que la « planche à billets » restera un levier important à l’horizon 2022.
11 juillet : Le « Pablo Escobar algérien », Kamel Chikhi (El Bouchi) est condamné à 10 ans de prison ferme pour une affaire de corruption dans le secteur foncier.
19 juillet : La sélection nationale de football décroche la deuxième Coupe d’Afrique de son histoire en s’imposant contre l’équipe du Sénégal 1 à 0.
22 août : La bousculade à l’entrée du stade accueillant le concert-événement du chanteur Soolking fait cinq morts.
15 septembre : Le chef d’État par intérim convoque le corps électoral pour une élection présidentielle dont il fixe la date au 12 décembre 2019.
15 septembre : L’Autorité nationale indépendante des élections (A.N.I.E), sous la présidence de Mohamed Chorfi, est créée.
25 septembre : Saïd Bouteflika, Mohamed Mediène (alias Toufik), Athmane Tartag et Louisa Hanoune sont condamnés à 15 ans de prison par un tribunal militaire, et un mandat d’arrêt international est lancé contre l’ex-ministre de la Défense Khaled Nezzar.
26 septembre : Gaïd Salah annonce le déploiement total des forces de sécurité pour permettre le déroulement du scrutin.
Entre juin et septembre : Des figures du Harak tels que Lakhdar Bouregâa, Karim Tabbou, Samir Belarbi, Fodil Boumala et Samira Messouci sont placés en détention et leur libération devient une revendication majeure du mouvement populaire.
2 novembre : L’A.N.I.E dévoile les noms des cinq candidats en lice pour l’élection présidentielle du 12 décembre.
14 novembre : L’A.P.N adopte le projet de loi de finances 2020 comprenant notamment l’abrogation de la règle 51/49% pour les secteurs non stratégiques.
14 novembre : La chambre basse du Parlement adopte dans la même foulée les nouvelles lois sur les hydrocarbures, accusée de brader les ressources nationales aux multinationales.
17 novembre : La campagne électorale pour le scrutin du 12 décembre est lancée sous fond de contestation et d’appels au boycott.
4 décembre : Le groupe pétro-gazier Sonatrach s’oppose au rachat des actifs de l’américain Anadarko en Algérie par le français Total.
10 décembre : Ouyahia et Sellal sont condamnés à, respectivement, 15 et 12 ans de prison pour l’affaire de montage automobile, et un mandat d’arrêt international est lancé à l’encontre de l’ancien ministre de l’Industrie Abdessalem Bouchouareb.
12 décembre : Le scrutin présidentiel se déroule et voit la participation de 39,93% de l’électorat, tandis que des manifestations appellent à son annulation.
13 décembre : Abdelmadjid Tebboune est élu 8 ème président de la République algérienne avec 58,15% des suffrages exprimés. Il déclare le soir-même sa volonté de dialoguer avec le Harak.
23 décembre : Gaïd Salah décède d’une crise cardiaque. Le président Tebboune nomme le général-major Saïd Chengriha en qualité de chef d’état-major de l’A.N.P par intérim.
27 décembre : Visite du président turc en Tunisie, en rapport avec la situation en Libye
30 décembre : Le Général-major Saïd Chengriha, Chef d’Etat-major par intérim de l’Armée nationale populaire (A.N.P) a prononcé ce lundi 30 décembre, son premier discours officiel. Dans lequel il a rappelé le rôle de l'armée dans le la mise en échec d'un « Complot contre l'Algérie ». Et ce, lors d'une réunion des cadres du Ministère de la défense nationale (M.D.N) et de l’état-major de l’A.N.P. Les troupes demeurent en état d’alerte sur les frontières est du pays face a la menace venant de la Libye.